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En hiver, devant le Stalag XVIII A

12 EPALLE Jean

 

N° 12

A ce jour, je dispose du nom de tous les lieux où mon père a été enregistré en tant que prisonnier de guerre depuis le 20 juin 1940 jusqu’à son rapatriement le 12 avril 1945.
Aujourd’hui, je suis à la recherche d’informations concernant l’identité et l’adresse des personnes, en Autriche et en Allemagne, chez qui mon père aurait résidé ou travaillé (dans des fermes agricoles le plus souvent).
La promiscuité dans la durée a été favorable, malgré l’interdiction, aux rencontres amoureuses. De ce fait, j’ai à charge me semble-t-il de dire et de transmettre à mes éventuels demi-frère ou sœur nés de mère autrichienne ou allemande, la mémoire et l’histoire de leur père français.
Voici ses coordonnées et son parcours : EPALLE Jean né le 30 juin 1912, soldat de 2ème classe, 2ème brigade de spahis, matricule 4379 au recrutement de Saint Etienne (France). Il est fait prisonnier le 20 juin 1940 et envoyé au camp de Besançon Vauban.
Il est envoyé au Stalag XVII A Kaisersteinbruch le 4 août 1940. Ce camp est situé à environ 20 km au sud est de Vienne en Autriche en pleine campagne sur les contreforts d’une colline dominant les faubourgs de la ville de Presbourg distant d’environ 12 km. Son bracelet de prisonnier (auquel il avait accroché une médaille offerte par ma mère à son départ pour la guerre) porte le n° 78288.
Le 10 mars 1941, il est transféré à l’Arbeitskommando A461/4 du Stalag XVIII A Wolsberg, camp situé en Autriche en Carinthie, dans la vallée du Lavant, au centre de la ville. Ce camp était au début, en 1940 un Oflag belge transformé début 1941 en un Stalag mixte (franco-anglo-russe) composé de 3 camps principaux et d’un camp annexe.
Le 3 décembre 1942 il est transféré au Bau Bataillon 38 de Francfort.
Puis de 1942 à avril 1945 il a été enregistré comme prisonnier de guerre à Niedernhausen, district de Main-Taunus. Commando de travail 971. Sa plaque d’identité porte le n° XII A 78288. Le n° XII A correspond au Stalag de Limburg (Hesse).
Il est rapatrié par le centre de Paris le 12 avril 1945.
Il a rapporté cette photo de son séjour en Autriche. Quelqu’un reconnaît-il mon père ? Il est le 2ème, debout à gauche, fumant une cigarette !
Sa fille Bernadette