{"id":6538,"date":"2010-05-12T18:55:07","date_gmt":"2010-05-12T16:55:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/unkategorisiert\/rencontre-historique-au-musee-de-saint-marcel-organisee-par-emmanuel-thiebot\/"},"modified":"2017-10-13T17:12:56","modified_gmt":"2017-10-13T15:12:56","slug":"rencontre-historique-au-musee-de-saint-marcel-organisee-par-emmanuel-thiebot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/de\/dokumente-de\/verschiedene\/rencontre-historique-au-musee-de-saint-marcel-organisee-par-emmanuel-thiebot\/","title":{"rendered":"Rencontre historique au Mus\u00e9e de Saint-Marcel organis\u00e9e par Emmanuel Thiebot"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section admin_label=&#8220;section&#8220;][et_pb_row admin_label=&#8220;row&#8220;][et_pb_column type=&#8220;4_4&#8243;][et_pb_text admin_label=&#8220;Texte&#8220; background_layout=&#8220;light&#8220; text_orientation=&#8220;left&#8220; header_text_color=&#8220;#e02b20&#8243; text_text_color=&#8220;#e02b20&#8243; use_border_color=&#8220;on&#8220; border_color=&#8220;#e02b20&#8243; border_style=&#8220;solid&#8220; saved_tabs=&#8220;all&#8220;]<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Dieser Artikel wurde noch nicht ins Deutsche \u00fcbersetzt<\/strong><\/span><\/p>\n<p>[\/et_pb_text][et_pb_text admin_label=&#8220;Texte&#8220;]<\/p>\n<p>*Emmanuel Thi\u00e9bot historien, responsable des \u00e9v\u00e9nements culturels au M\u00e9morial de Caen.<\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-312\" title=\"Emmanuel Thiebot\" src=\"https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot.jpg\" alt=\"Emmanuel Thiebot\" width=\"410\" height=\"289\" border=\"0\" srcset=\"https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot.jpg 410w, https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot-300x211.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 410px) 100vw, 410px\" \/><br \/>\nEmmanuel Thi\u00e9bot<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"center\"><strong><br \/>\nTh\u00e8me : \u00ab La r\u00e9sistance une histoire de famille ! \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Organisait le 21\/11\/2009 une rencontre des villageois de Saint Marcel (56) contemporains de la R\u00e9sistance pendant l&#8217;occupation et jusqu&#8217;\u00e0 la lib\u00e9ration. Une centaine de personnes avaient fait le d\u00e9placement.<br \/>\nIl d\u00e9clara : &#8220; La R\u00e9sistance n&#8217;est pas quelque chose de monolithique, mais plurielle de par les individus mais aussi de par la g\u00e9ographie des lieux o\u00f9 sont men\u00e9es les actions. &#8220;<\/p>\n<p>Construit sur les lieux m\u00eames des combats, dans un parc bois\u00e9 de 6 hectares, le mus\u00e9e de la R\u00e9sistance bretonne de St Marcel perp\u00e9tue le souvenir de l&#8217;ombre qui avait refus\u00e9 le joug de l&#8217;occupant.<\/p>\n<p>Les m\u00e9moires, malgr\u00e9 l&#8217;\u00e2ge &#8220; avanc\u00e9 &#8220; des protagonistes \u00e9taient bien r\u00e9actives. Des mots se bousculaient, une anecdote en entra\u00eenait une autre. Ils revivaient tous ces acteurs leur jeunesse motiv\u00e9e par l&#8217;action et l&#8217;envie de lib\u00e9rer leur r\u00e9gion, leur pays de cet occupant tr\u00e8s, trop envahissant. La r\u00e9gion \u00e9tait assi\u00e9g\u00e9e par 150 000 soldats provenant des r\u00e9giments suivants : arm\u00e9e de terre, marine, aviation, organisation Todt, etc\u2026 Le PC est situ\u00e9 au Mans, la VII\u00e8me arm\u00e9e est aux ordres du g\u00e9n\u00e9ral Dollmann. Parmi ces 150 000 hommes 10 000 citoyens sovi\u00e9tiques, servant sous l&#8217;uniforme allemand, renforceront les effectifs des diff\u00e9rentes unit\u00e9s d&#8217;infanterie stationn\u00e9es en Bretagne. Ces bataillons (un bataillon entre 500 et 1 000 hommes) de l&#8217;Est vont participer activement \u00e0 la lutte contre les maquis (maquis de Saint Marcel). Leur sillage n&#8217;\u00e9tait fait que d&#8217;ex\u00e9cutions, de pillages, d&#8217;incendies et de viols.<\/p>\n<p>Des femmes, des hommes d\u00e9s 1942, s&#8217;\u00e9taient organis\u00e9s, structur\u00e9s. Des fermiers, boulangers, bouchers abritaient, transportaient messages, armes, munitions, nourriture pour que le R\u00e9seau soit soutenu dans son action. Tout le monde, toute la structure familiale agissait. Du facteur dont la sacoche ne comportait pas que des lettres\u2026 \u00e0 la receveuse qui dormait sur des sacs postaux pour laisser son lit \u00e0 ces combattants de l&#8217;ombre. Tout le monde savait, tout le monde agissait, de l&#8217;instituteur aux \u00e9l\u00e8ves personne ne parlait. Ils ont agi pendant des ann\u00e9es dans l&#8217;ombre, \u00e0 la barbe de 150 000 soldats occupants. Le d\u00e9barquement n&#8217;aurait jamais pu se d\u00e9rouler si ces combattants de l&#8217;ombre appuy\u00e9s par le parachutage de la 2\u00e8me compagnie (environ 450 hommes) n&#8217;avaient pas inlassablement harcel\u00e9 l&#8217;ennemi pas une multitude de petites actions qui freinaient, voire paralysaient l&#8217;occupant dans son action. Les femmes qui participaient \u00e0 cette rencontre \u00e9taient bien plus loquaces que les hommes, petites fourmis infatigables elles semblaient moins vuln\u00e9rables que les hommes aux yeux de l&#8217;ennemi. Bien s\u00fbr il y a quelques incoh\u00e9rences \u00e0 mettre sur le compte du temps, de l&#8217;\u00e2ge ! Cela n&#8217;enlevait rien \u00e0 la qualit\u00e9 des t\u00e9moignages tr\u00e8s dignes, tr\u00e8s pudiques voire tr\u00e8s r\u00e9serv\u00e9s. Non nous n&#8217;avions pas \u00e0 faire \u00e0 des vantards \u00e0 des mythomanes. Oui nous avons r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 notre mani\u00e8re, avec nos moyens, mais quoi de plus naturel ! Ces personnes \u00e9taient venues spontan\u00e9ment raconter leur v\u00e9cu dans un contexte bien particulier sans gloriole. Ils racontaient leur guerre de l&#8217;ombre comme on raconte des anecdotes de la vie de tous les jours. Ils se &#8220; titillaient &#8220; pour un d\u00e9tail, pour un vague souvenir, une broutille, mais dans le fond quelle complicit\u00e9 unit encore ces soldat de nulle part. Impressionnant ! Bien s\u00fbr comme dans tous les groupes de t\u00e9moins rassembl\u00e9s pour revivre ces \u00e9v\u00e9nements il y avait celui qui : &#8220; savait mais ne pouvait pas parler &#8220; ! laissant planer sur l&#8217;assistance plein de points d&#8217;interrogation. Comment dans ces cas retenir le vrai de la vantardise ! Heureusement il \u00e9tait bien isol\u00e9 et pr\u00e9f\u00e9rait chuchoter \u00e0 l&#8217;oreille de sa voisine plut\u00f4t que de dire \u00e0 voix haute ce qui aurait pu int\u00e9resser l&#8217;auditoire (\u2026)<\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-313\" title=\"L'assembl\u00e9e attentive\" src=\"https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot3.jpg\" alt=\"L'assembl\u00e9e attentive\" width=\"480\" height=\"322\" border=\"0\" srcset=\"https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot3.jpg 480w, https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot3-300x201.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><br \/>\nL&#8217;assembl\u00e9e attentive.<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le maquis de Saint Marcel situ\u00e9 dans les landes de Lanvaux, \u00e9voque le c\u00e9l\u00e8bre maquis o\u00f9 des milliers de r\u00e9sistants et de fran\u00e7ais libres se sont rassembl\u00e9s entre le 6 juin et le 18 juin 1944, r\u00e9sistants et parachutistes SAS (Special Air Service) de la France Libre se sont battus courageusement, infligeant des pertes \u00e9lev\u00e9es \u00e0 l&#8217;ennemi avant de d\u00e9crocher \u00e0 la faveur de la nuit. En repr\u00e9sailles, l&#8217;arm\u00e9e allemande br\u00fblera le bourg et les fermes environnants.<\/p>\n<p>Les missions de la R\u00e9sistance bretonne, dans le cadre du d\u00e9barquement alli\u00e9 se d\u00e9composent ainsi :<br \/>\nPlan vert : sabotage des voies de communications (ferroviaires et routi\u00e8res, en un maximum de points, qui doit ralentir l&#8217;acheminement des renforts allemands vers le front de Normandie.<br \/>\nPlan violet : coupure de lignes de t\u00e9l\u00e9communications souterraines et a\u00e9riennes.<br \/>\nPlan bleu : sabotage de lignes \u00e9lectriques.<br \/>\nPlan rouge : op\u00e9ration de gu\u00e9rilla.<br \/>\n<strong>Le 4 juin 1944 la BBC lance un message \u00e0 l&#8217;intention de la R\u00e9sistance : &#8222;les d\u00e9s sont sur le tapis &#8220; annon\u00e7ant l&#8217;imminence du d\u00e9barquement et l&#8217;ex\u00e9cution imm\u00e9diate des plans vert, violet et bleu.<\/strong><\/p>\n<p>Au nord de la ferme de la Nouette en S\u00e9rent, une prairie particuli\u00e8rement situ\u00e9e avait attir\u00e9 l&#8217;attention d&#8217;Emile Guimard et d&#8217;Hunter Hue (futur agent du SOE) pour y organiser un terrain de parachutages. Apr\u00e8s un contact avec Guy l&#8217;Enfant, agent de BCRA (Bureau central de renseignement et d&#8217;action) parachut\u00e9 en Bretagne, ce terrain fut homologu\u00e9 en mai 1943, sous le nom de code &#8220; Baleine &#8222;. A part un parachutage effectu\u00e9 en mai 1943 pour le compte du BOA (bureau des op\u00e9rations a\u00e9riennes), le terrain sera gard\u00e9 secret jusqu&#8217;au jour du d\u00e9barquement pour y effectuer de gros parachutages d&#8217;armes et d&#8217;unit\u00e9s a\u00e9roport\u00e9es afin de ralentir la progression des renforts allemands vers le front de Normandie. Jusqu&#8217;au jour J, Emile Guimard vient voir r\u00e9guli\u00e8rement le fermier de la Nouette, M. Pondard, pour s&#8217;assurer que l&#8217;ennemi ne se doute de rien.<\/p>\n<p>Le 5 juin 1944, le colonel Chenailler (Morice), chef des FFI du Morbihan, lance un ordre de mobilisation g\u00e9n\u00e9rale aux bataillons de Plo\u00ebrmel -Josselin, Vannes, Auray et Gu\u00e9men\u00e9, ce qui repr\u00e9sente 3 500 hommes.<br \/>\nLe premier de ces bataillons doit rallier la Nouette, centre mobilisateur, pour en constituer la garnison permanente. Le reste des FFI du d\u00e9partement doit rester en \u00e9tat d&#8217;alerte et ex\u00e9cuter les actions de sabotage ordonn\u00e9es (plan vert)<br \/>\nLe 6 juin \u00e0 0h45, le groupe de parachutistes du lieutenant Marienne est accroch\u00e9 par l&#8217;ennemi peu apr\u00e8s avoir touch\u00e9 le sol. Le caporal Emile Bou\u00ebtard est tu\u00e9 (premi\u00e8re victime de l&#8217;op\u00e9ration Overlord) et les radios sont faits prisonniers avec leurs mat\u00e9riels. Le 7 juin, les groupes des lieutenants D\u00e9plante et Marienne arrivent \u00e0 la Nouette et retrouvent le sergent Raufast et le capitaine Andr\u00e9 (Hunter Hue, agent SOE) arriv\u00e9s la veille. La Nouette devient le point de ralliement des parachutistes SAS et des FFI du Morbihan.<\/p>\n<p>La R\u00e9sistance morbihannaise au jour J. La R\u00e9sistance arm\u00e9e clandestine form\u00e9e de civils, de professionnels du renseignement, de r\u00e9seaux d&#8217;\u00e9vasion, etc\u2026 \u00e9taient encadr\u00e9s par le SOE, 480 agents de ce service secret furent parachut\u00e9s en France occup\u00e9e. Leurs missions \u00e9taient d&#8217;encadrer, d&#8217;armer, de ravitailler, de fournir les moyens de communications, de soigner, en un mot de permettre \u00e0 ces hommes d&#8217;agir de survivre.<\/p>\n<p>Le maquis de Saint Marcel : les r\u00e9sistants de la r\u00e9gion de Malestroit arrivent en grand nombre. Une v\u00e9ritable foule se presse vers la Nouette et dans les bois environnants. Les chefs de groupe commencent l&#8217;instruction des hommes. Il faut tuer des b\u00eates pour nourrir tout ce monde; on installe une boucherie, une cuisine et une boulangerie. Des groupes \u00e9lectrog\u00e8nes sont mis en place pour charger les batteries des postes radio, ainsi qu&#8217;un atelier de r\u00e9paration automobile. Le 10 juin le commandant Caro arrive avec son bataillon au complet. Au fur et \u00e0 mesure, tous les chefs d\u00e9partementaux de la R\u00e9sistance arrivent avec leurs radios au PC de la Nouette. Edouard Paysant, chef du BOA, s&#8217;installe, quant \u00e0 lui, \u00e0 la ferme du Parc avec Ir\u00e8ne sa secr\u00e9taire et toute son \u00e9quipe radio disposant d&#8217;un important mat\u00e9riel. Des groupes arrivent constamment au maquis, ils viennent de partout, de Redon, de Vannes, de Pontivy, voire de Lorient et de Rennes. Leurs souliers sont trou\u00e9s, beaucoup portent des sabots et vont et viennent, f\u00e9brilement, dans des tenues des plus \u00e9tonnantes. Ces &#8220; va-nu-pieds superbes &#8220; br\u00fblent du d\u00e9sir de se battre.<br \/>\nLe commandant Bourgoin arrive dans la nuit de 9 au 10 juin, en m\u00eame temps qu&#8217;une cinquantaine de parachutistes et cinquante containers d&#8217;armes. Il est surpris par l&#8217;atmosph\u00e8re de kermesse qui r\u00e8gne sur les terrains de parachutages. Tous les civils du voisinage ont assist\u00e9 au largage et se sont jet\u00e9s sur son parachute afin d&#8217;en d\u00e9chirer un morceau en souvenir. En effet, celui-ci \u00e9tait de couleur &#8220; bleu-blanc-rouge &#8222;, petite fantaisie du commandement SAS. Dans la nuit du 13 au 14 juin, le 2\u00e8me bataillon FFI du commandant Le Garrec, compos\u00e9 de 900 hommes de la r\u00e9gion d&#8217;Auray, arrive au camp afin de recevoir des armes. Il s&#8217;est fait durement accrocher par l&#8217;ennemi dans les bois de Saint Bily (pr\u00e8s de Tr\u00e9dion)<br \/>\nLe ravitaillement d&#8217;une telle quantit\u00e9 d&#8217;hommes pose d&#8217;\u00e9normes probl\u00e8mes. Il faut aller chercher quotidiennement vingt barriques d&#8217;eau potable dans les fermes alentour. Des paysans des environs se succ\u00e8dent toute la journ\u00e9e, amenant au camp du b\u00e9tail, des l\u00e9gumes, du cidre, etc\u2026<\/p>\n<p>Trois principales organisations sont implant\u00e9es dans le Morbihan :<br \/>\nL&#8216;<u>AS<\/u> (arm\u00e9e secr\u00e8te) regroupe tous les mouvements de la R\u00e9sistance, des r\u00e9fractaires STO, des r\u00e9sistants appartenant \u00e0 des r\u00e9seaux d\u00e9cim\u00e9s. Elle compte d\u00e9but 44 quatre bataillons.<br \/>\nLes <u>FTPF<\/u> (Francs-Tireurs et partisans fran\u00e7ais. Cr\u00e9\u00e9s par le parti communiste pr\u00f4nent l&#8217;action imm\u00e9diate par des sabotages et des attentats.<br \/>\nL&#8216;<u>ORA<\/u> (Organisation de la R\u00e9sistance arm\u00e9e). Install\u00e9e en Bretagne depuis 1943 avec la majorit\u00e9 de ses cadres d&#8217;officiers d&#8217;active ou de r\u00e9serve, elle compte 3 bataillons d\u00e9but 1944.<br \/>\nL&#8217;ensemble de ces formations le 1er f\u00e9vrier 1944 sera regroup\u00e9 par la <u>CFLN<\/u> (Comit\u00e9 fran\u00e7ais de la Lib\u00e9ration nationale) au sein des <u>FFI<\/u> (Forces fran\u00e7aises de l&#8217;int\u00e9rieur).<br \/>\nLa R\u00e9sistance jouera un r\u00f4le important le 6 juin 1944 en ralentissant consid\u00e9rablement les mouvements des troupes allemandes vers la Normandie.<\/p>\n<p>Le 18 juin, \u00e0 4h30 deux tractions avant de la Feldgendarmerie de Pl\u00f6ermel, en patrouille, franchissent l&#8217;entr\u00e9e du camp.<br \/>\nLa premi\u00e8re voiture est stopp\u00e9e par un tir d&#8217;armes automatiques au premier poste FFI. La seconde, s&#8217;apercevant de l&#8217;embuscade, acc\u00e9l\u00e8re l&#8217;allure puis est arr\u00eat\u00e9e au second poste par un projectile d&#8217;arme antichar, tir\u00e9 par le parachutiste Pams. Un bref combat s&#8217;engage au cours duquel quatre Feldgendarmes sont tu\u00e9s et trois faits prisonniers.<br \/>\nUn seul s&#8217;\u00e9chappe jusqu&#8217;\u00e0 Malestroit et donne l&#8217;alerte. Du c\u00f4t\u00e9 FFI, on compte un tu\u00e9 et deux bless\u00e9s graves. Parachutistes et FFI \u00e9tablissent un dispositif d\u00e9fensif et se pr\u00e9parent \u00e0 soutenir une vive r\u00e9action de l&#8217;arm\u00e9e allemande qui ne peut manquer de se produire dans les heures \u00e0 venir.<br \/>\nA 6h30, la garnison allemande de Malestroit est alert\u00e9e.<br \/>\nA 8h15, la troupe investit le bourg de Saint Marcel. Un jeune cultivateur prend ses jambes \u00e0 son cou pour pr\u00e9venir le commandant Le Garrec \u00e0 son PC situ\u00e9 \u00e0 la ferme des Grands-Hardys. Le camp est maintenant en alerte.<br \/>\nA 9h00 l&#8217;ennemi qui sous-estime l&#8217;importance du maquis, d\u00e9ploie une compagnie de (200 hommes) sur un front de 500 m\u00e8tres, en direction de la ferme du Bois-Joly.<br \/>\nUn groupe d&#8217;infanterie \u00e9quip\u00e9 d&#8217;une mitrailleuse, longeant les foss\u00e9s et les haies, progresse sans \u00eatre vu jusqu&#8217;au poste FFI. Les allemands mettent leurs armes en batterie et tuent les quatre hommes de la position. Une balle perdue tue \u00e9galement une jeune fille qui garde les vaches. Les fusils mitrailleurs fran\u00e7ais ouvrent le feu dans toutes les directions. Les soldats allemands masquent leur retraite en lan\u00e7ant des grenades fumig\u00e8nes.<br \/>\nDurant cette premi\u00e8re action qui a dur\u00e9 environ une demi-heure, les allemands ont subi des pertes importantes et doivent se replier en direction de Saint Marcel. Du c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, le choc a \u00e9t\u00e9 subi par une section SAS du capitaine Larralde, deux sections du bataillon Caro et une unit\u00e9 du commandant Le Garrec. Le parachutiste SAS Daniel Casa, servant un fusil mitrailleur Bren au sud du Bois-Joly, a \u00e9t\u00e9 mortellement bless\u00e9 (il venait d&#8217;avoir 20 ans)<br \/>\nA 10h00 les allemands, une fois r\u00e9organis\u00e9s, progressent en direction de Sainte Genevi\u00e8ve qu&#8217;ils pensent \u00eatre le PC. Ils d\u00e9ploient, cette fois, deux compagnies (400 hommes) qui utilisent des mortiers et des grenades en direction de la lisi\u00e8re des bois d&#8217;o\u00f9 partent les rafales d&#8217;armes automatiques fran\u00e7aises. Les hommes du capitaine Larralde, soutenus par l&#8217;appui de feu des jeeps, maintiennent leurs positions mais r\u00e9clament renforts et munitions. La section Morgant, compos\u00e9e de cheminots d&#8217;Auray, leur est envoy\u00e9e en soutien. Entre-temps, des agriculteurs de la r\u00e9gion font le va-et-vient entre le PC de la Nouette et Sainte Genevi\u00e8ve, croulant sous le poids des munitions. Le commandant Le Garrec leur envoie en renfort le &#8220; corps franc &#8220; Guilas compos\u00e9 de 40 jeunes volontaires et de 3 parachutistes.<br \/>\nUn fusil mitrailleur, plac\u00e9 tous les 10 m\u00e8tres, stoppe les allemands et l&#8217;attaque est de nouveau repouss\u00e9e avec de lourdes pertes. Du c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, il y a aussi des morts et des bless\u00e9s. Les corps de deux parachutistes, le sous-lieutenant Br\u00e8s et le soldat Malbert, sont \u00e9vacu\u00e9s en jeep jusqu&#8217;\u00e0 la Nouette.<br \/>\nAu poste de commandement de la Nouette, le commandant Bourgoin demande des ordres et l&#8217;appui de l&#8217;aviation par radio en Angleterre. Les civils re\u00e7oivent l&#8217;ordre d&#8217;\u00e9vacuer le camp le plus vite possible, man\u0153uvre tr\u00e8s p\u00e9rilleuse car l&#8217;ennemi, \u00e0 l&#8217;aff\u00fbt, maintient sa pression et tire sur tout ce qui bouge.<\/p>\n<p>Troisi\u00e8me attaque :<br \/>\nA 14h00, les Allemands, renforc\u00e9s par 300 parachutistes, repartent \u00e0 l&#8217;assaut sur son front de 2 kilom\u00e8tres. A 15h30, un message tombe \u00e0 l&#8217;\u00e9tat-major du 25\u00e8me corps d&#8217;arm\u00e9e de Pontivy : Un d\u00e9tachement du 2\u00e8me r\u00e9giment de parachutistes est au combat pr\u00e8s de Saint Marcel contre un groupe de terroristes et demande renforts et munitions. La 275e division d&#8217;infanterie (PC \u00e0 Redon) envoie deux commandos de chasse et tient pr\u00eate \u00e0 intervenir une autre compagnie.<br \/>\nLa situation devient intenable pour les maquisards, ils ont affaire cette fois \u00e0 l&#8217;\u00e9lite de l&#8217;arm\u00e9e allemande ! La d\u00e9fense est d\u00e9mantel\u00e9e \u00e0 hauteur du ch\u00e2teau de Sainte Genevi\u00e8ve et des combats acharn\u00e9s se d\u00e9roulent au pistolet mitrailleur, \u00e0 la grenade et au couteau\u2026<br \/>\nVers 15h30 trois &#8220; squadrons &#8220; de chasseurs bombardiers, appartenant \u00e0 l&#8217;USAAF (US Army Air Force), attaquent \u00e0 la bombe \u00e0 fragmentation les positions ennemies. Pendant plus d&#8217;une heure, ils mitraillent les colonnes et les rassemblements allemands autour de Saint Marcel.<br \/>\nLes soldats ennemis, pris de panique, se dispersent dans tous les sens et les prisonniers en profitent pour s&#8217;\u00e9chapper. Une fois les avions am\u00e9ricains partis, les combats reprennent avec acharnement.<br \/>\nA son retour de mission, un des pilotes, le Major Tice, notera dans son rapport que jamais de sa vie il n&#8217;a autant tir\u00e9 sur un seul objectif !<br \/>\nVers 18h00, une compagnie de la 275e division d&#8217;infanterie, venue du camp de Co\u00ebtquidan, est d\u00e9barqu\u00e9e au sud du maquis et attaque en direction du ch\u00e2teau des Hardys-B\u00e9h\u00e9lec. L&#8217;attaque est d&#8217;une extr\u00eame brutalit\u00e9. Malgr\u00e9 de lourdes pertes, elle progresse jusqu&#8217;\u00e0 500 m\u00e8tres du ch\u00e2teau, les FFI d\u00e9crochant pied \u00e0 pied sous un feu d&#8217;enfer.<br \/>\nDans le m\u00eame temps, un commando de chasse du 17e \u00e9tat-major de g\u00e9nie de la forteresse, bas\u00e9 au ch\u00e2teau de Villeneuve, lance une attaque \u00e0 partir de la rivi\u00e8re de la Claie. Il r\u00e9ussit \u00e0 progresser jusqu&#8217;\u00e0 une cr\u00eate situ\u00e9e \u00e0 700 m\u00e8tres du PC de la Nouette qu&#8217;il prend sous son feu. Une violente contre-attaque du corps franc Guilas d\u00e9logera l&#8217;ennemi, d\u00e9plorant un mort et un bless\u00e9.<br \/>\nVers 19h00, le capitaine SAS Larralde, \u00e0 la t\u00eate de ses paras, soutenu par les FFI du bataillon Caro, contre-attaque et reprend les alentours du ch\u00e2teau de Sainte Genevi\u00e8ve mais ne peut d\u00e9loger l&#8217;ennemi du Bois-Joly.<br \/>\nA la tomb\u00e9e de la nuit, l&#8217;ennemi d\u00e9ploie maintenant plus de 1 000 hommes en arc de cercle, du ch\u00e2teau de Sainte Genevi\u00e8ve jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;ouest du ch\u00e2teau des Hardys-B\u00e9h\u00e9lec. En pr\u00e9vision de l&#8217;assaut final, la 275e division d&#8217;infanterie d\u00e9tache vers Saint Marcel une unit\u00e9 du 298e bataillon g\u00e9orgien et deux bataillons du 3e r\u00e9giment d&#8217;artillerie\u2026<br \/>\nAu PC de la Nouette, il appara\u00eet \u00e9vident que l&#8217;on ne pourra tenir plus longtemps sans \u00e9puiser compl\u00e8tement les munitions. On redoute, non sans raison, que le lendemain l&#8217;attaque reprenne avec des troupes fra\u00eeches appuy\u00e9es par de l&#8217;artillerie. Le commandant Bourgoin et le colonel Morice d\u00e9cident la dispersion de la base tant qu&#8217;il est encore possible de d\u00e9crocher dans de bonnes conditions, celle-ci n&#8217;ayant pas encore \u00e9t\u00e9 encercl\u00e9e.<br \/>\nLe d\u00e9crochage commence vers 22h00 et plus de 2 000 hommes, 20 camions surcharg\u00e9s d&#8217;armes et de munitions s&#8217;\u00e9vanouissent dans la nuit, pendant qu&#8217;une compagnie d&#8217;Auray, encadr\u00e9e par des parachutistes SAS, reste en protection.<br \/>\nDurant la nuit, des colonnes de FFI se replient sans dommage en direction du ch\u00e2teau de Callac, lieu de rendez-vous, d&#8217;o\u00f9 ils devront regagner leur maquis d&#8217;origine. Il faut abandonner une grosse quantit\u00e9 de mat\u00e9riel re\u00e7ue la nuit pr\u00e9c\u00e9dente.<br \/>\nLe capitaine Puech-Samson, commandant la compagnie de protection, donne l&#8217;ordre \u00e0 deux parachutistes de faire sauter le d\u00e9p\u00f4t d&#8217;armes et de munitions, qui repr\u00e9sente plusieurs dizaines de tonnes de mat\u00e9riel.<br \/>\nLorsque les allemands investiront la Nouette, une \u00e9quipe de l&#8217;Abwehr (service de renseignement et de contre-espionnage) d\u00e9p\u00each\u00e9e de Rennes notera dans son rapport : &#8220; Un mat\u00e9riel d&#8217;une richesse et d&#8217;une importance extraordinaires a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert au PC du maquis dont le tri demandera plusieurs jours. Apr\u00e8s trois jours de travail, on ne peut encore avoir une id\u00e9e du butin r\u00e9cup\u00e9r\u00e9. 30 camions ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9taient enlev\u00e9s du camp et sont en cours d&#8217;inventaire. &#8220;<br \/>\nAu cours de la bataille 28 fran\u00e7ais ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s dont 6 parachutistes SAS. On compte \u00e9galement 60 bless\u00e9s et 15 prisonniers\u2026<br \/>\nDu c\u00f4t\u00e9 ennemi, les pertes sont beaucoup plus \u00e9lev\u00e9es. Les assaillants avaient sous-estim\u00e9 l&#8217;importance du maquis et la capacit\u00e9 des &#8220; terroristes &#8220; \u00e0 se battre. L&#8217;arm\u00e9e allemande notera dans le rapport de cette journ\u00e9e : &#8220; la r\u00e9sistance ennemie a toujours \u00e9t\u00e9 tenace et opini\u00e2tre. &#8220;<br \/>\nPour les r\u00e9sistants, des pertes beaucoup plus importantes seront \u00e0 d\u00e9plorer dans les jours \u00e0 venir. Ils seront traqu\u00e9s par les troupes g\u00e9orgiennes et la milice fran\u00e7aise lors d&#8217;une v\u00e9ritable chasse \u00e0 l&#8217;homme.<br \/>\nLe 19 juin, au lever du jour, les allemands reprennent l&#8217;attaque mais doivent constater que les forces qui les ont tenus en \u00e9chec leur ont fil\u00e9 entre les doigts. Ils se vengent en ex\u00e9cutant les bless\u00e9s qu&#8217;ils d\u00e9couvrent ainsi que les civils rest\u00e9s chez eux.<br \/>\nLa Wehrmacht organise une chasse sans merci contre &#8220; les terroristes &#8220; et lance, dans la campagne, des groupes tr\u00e8s mobiles d&#8217;environ 80 hommes. Ces unit\u00e9s ukrainiennes et g\u00e9orgiennes fouillent sans cesse les bois et les villages, massacrant les FFI isol\u00e9s et terrorisant la population. Les prisonniers seront soit fusill\u00e9s, soit dirig\u00e9s vers les camps de d\u00e9portation.<br \/>\nLe 25 juin elle incendie les ch\u00e2teaux des Hardys-B\u00e9h\u00e9lec et de Sainte Genevi\u00e8ve, puis le 27, les fermes et le bourg de Saint Marcel, n&#8217;\u00e9pargnant que l&#8217;\u00e9glise, le presbyt\u00e8re et les \u00e9coles.<\/p>\n<p>Le combat du maquis de Saint Marcel eut un \u00e9norme retentissement dans toute la Bretagne occup\u00e9e. C&#8217;\u00e9tait la premi\u00e8re fois que l&#8217;arm\u00e9e allemande \u00e9tait tenue en \u00e9chec par des jeunes combattants FFI, entra\u00een\u00e9s par le courage de leur chef, l&#8217;exp\u00e9rience et la fougue des parachutistes SAS.<br \/>\nLes hommes du maquis savaient d\u00e9sormais que la puissante Wehrmacht n&#8217;\u00e9tait pas invincible.<\/p>\n<div style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-314\" title=\"Contemporain de la Seconde Guerre Mondiale\" src=\"https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot2.jpg\" alt=\"Contemporain de la Seconde Guerre Mondiale\" width=\"322\" height=\"322\" border=\"0\" srcset=\"https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot2.jpg 322w, https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot2-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot2-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot2-45x45.jpg 45w\" sizes=\"(max-width: 322px) 100vw, 322px\" \/><br \/>\nContemporain de la Seconde GuerreMondiale.<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Vous qui passez \u00e0 proximit\u00e9 car on ne passe pas \u00e0 Saint Marcel, on y va ! Arr\u00eatez-vous un instant pour comm\u00e9morer le courage de cette population ordinaire qui a transcend\u00e9 la terreur qui r\u00e9gnait pendant cette occupation. Comme quoi des villageois, toutes g\u00e9n\u00e9rations confondues, ont su, ont pu r\u00e9sister, se sont organis\u00e9s pour mener, \u00e0 leur niveau, avec dignit\u00e9 le combat de l&#8217;ombre. Nous ne pouvons que rendre hommage \u00e0 ces r\u00e9sistants de l&#8217;ombre qui ont agi avec courage et d\u00e9sint\u00e9ressement pour chasser l&#8217;ennemi. Ils ont fait la diff\u00e9rence. Le courage modeste face \u00e0 l&#8217;esbroufe de ces r\u00e9sistants de la derni\u00e8re heure. <\/em><\/p>\n<p><em>Je remercie Emmanuel Thi\u00e9bot de m&#8217;avoir donn\u00e9 l&#8217;occasion de d\u00e9couvrir ce haut lieu de la R\u00e9sistance et de la M\u00e9moire.<br \/>\nJe remercie le mus\u00e9e.<\/em><\/p>\n<p>Jean-Jacques DELORME-HOFFMANN.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dieser Artikel wurde noch nicht ins Deutsche \u00fcbersetzt *Emmanuel Thi\u00e9bot historien, responsable des \u00e9v\u00e9nements culturels au M\u00e9morial de Caen. Emmanuel Thi\u00e9bot &nbsp; Th\u00e8me : \u00ab La r\u00e9sistance une histoire de famille ! \u00bb &nbsp; Organisait le 21\/11\/2009 une rencontre des villageois de Saint Marcel (56) contemporains de la R\u00e9sistance pendant l&#8217;occupation et jusqu&#8217;\u00e0 la lib\u00e9ration. 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Une centaine de personnes avaient fait le d\u00e9placement. <br \/>Il d\u00e9clara : \" La R\u00e9sistance n'est pas quelque chose de monolithique, mais plurielle de par les individus mais aussi de par la g\u00e9ographie des lieux o\u00f9 sont men\u00e9es les actions. \"<\/p><p>Construit sur les lieux m\u00eames des combats, dans un parc bois\u00e9 de 6 hectares, le mus\u00e9e de la R\u00e9sistance bretonne de St Marcel perp\u00e9tue le souvenir de l'ombre qui avait refus\u00e9 le joug de l'occupant.<\/p><p>Les m\u00e9moires, malgr\u00e9 l'\u00e2ge \" avanc\u00e9 \" des protagonistes \u00e9taient bien r\u00e9actives. Des mots se bousculaient, une anecdote en entra\u00eenait une autre. Ils revivaient tous ces acteurs leur jeunesse motiv\u00e9e par l'action et l'envie de lib\u00e9rer leur r\u00e9gion, leur pays de cet occupant tr\u00e8s, trop envahissant. La r\u00e9gion \u00e9tait assi\u00e9g\u00e9e par 150 000 soldats provenant des r\u00e9giments suivants : arm\u00e9e de terre, marine, aviation, organisation Todt, etc\u2026 Le PC est situ\u00e9 au Mans, la VII\u00e8me arm\u00e9e est aux ordres du g\u00e9n\u00e9ral Dollmann. Parmi ces 150 000 hommes 10 000 citoyens sovi\u00e9tiques, servant sous l'uniforme allemand, renforceront les effectifs des diff\u00e9rentes unit\u00e9s d'infanterie stationn\u00e9es en Bretagne. Ces bataillons (un bataillon entre 500 et 1 000 hommes) de l'Est vont participer activement \u00e0 la lutte contre les maquis (maquis de Saint Marcel). Leur sillage n'\u00e9tait fait que d'ex\u00e9cutions, de pillages, d'incendies et de viols.<\/p><p>Des femmes, des hommes d\u00e9s 1942, s'\u00e9taient organis\u00e9s, structur\u00e9s. Des fermiers, boulangers, bouchers abritaient, transportaient messages, armes, munitions, nourriture pour que le R\u00e9seau soit soutenu dans son action. Tout le monde, toute la structure familiale agissait. Du facteur dont la sacoche ne comportait pas que des lettres\u2026 \u00e0 la receveuse qui dormait sur des sacs postaux pour laisser son lit \u00e0 ces combattants de l'ombre. Tout le monde savait, tout le monde agissait, de l'instituteur aux \u00e9l\u00e8ves personne ne parlait. Ils ont agi pendant des ann\u00e9es dans l'ombre, \u00e0 la barbe de 150 000 soldats occupants. Le d\u00e9barquement n'aurait jamais pu se d\u00e9rouler si ces combattants de l'ombre appuy\u00e9s par le parachutage de la 2\u00e8me compagnie (environ 450 hommes) n'avaient pas inlassablement harcel\u00e9 l'ennemi pas une multitude de petites actions qui freinaient, voire paralysaient l'occupant dans son action. Les femmes qui participaient \u00e0 cette rencontre \u00e9taient bien plus loquaces que les hommes, petites fourmis infatigables elles semblaient moins vuln\u00e9rables que les hommes aux yeux de l'ennemi. Bien s\u00fbr il y a quelques incoh\u00e9rences \u00e0 mettre sur le compte du temps, de l'\u00e2ge ! Cela n'enlevait rien \u00e0 la qualit\u00e9 des t\u00e9moignages tr\u00e8s dignes, tr\u00e8s pudiques voire tr\u00e8s r\u00e9serv\u00e9s. Non nous n'avions pas \u00e0 faire \u00e0 des vantards \u00e0 des mythomanes. Oui nous avons r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 notre mani\u00e8re, avec nos moyens, mais quoi de plus naturel ! Ces personnes \u00e9taient venues spontan\u00e9ment raconter leur v\u00e9cu dans un contexte bien particulier sans gloriole. Ils racontaient leur guerre de l'ombre comme on raconte des anecdotes de la vie de tous les jours. Ils se \" titillaient \" pour un d\u00e9tail, pour un vague souvenir, une broutille, mais dans le fond quelle complicit\u00e9 unit encore ces soldat de nulle part. Impressionnant ! Bien s\u00fbr comme dans tous les groupes de t\u00e9moins rassembl\u00e9s pour revivre ces \u00e9v\u00e9nements il y avait celui qui : \" savait mais ne pouvait pas parler \" ! laissant planer sur l'assistance plein de points d'interrogation. Comment dans ces cas retenir le vrai de la vantardise ! Heureusement il \u00e9tait bien isol\u00e9 et pr\u00e9f\u00e9rait chuchoter \u00e0 l'oreille de sa voisine plut\u00f4t que de dire \u00e0 voix haute ce qui aurait pu int\u00e9resser l'auditoire (\u2026)<br \/><br \/><\/p><div style=\"text-align: center;\"><img class=\" size-full wp-image-313\" title=\"L'assembl\u00e9e attentive\" src=\"https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot3.jpg\" alt=\"L'assembl\u00e9e attentive\" width=\"480\" height=\"322\" border=\"0\" \/><br \/>L'assembl\u00e9e attentive.<\/div><p><br \/><br \/><\/p><p>\u00a0<\/p><p>Le maquis de Saint Marcel situ\u00e9 dans les landes de Lanvaux, \u00e9voque le c\u00e9l\u00e8bre maquis o\u00f9 des milliers de r\u00e9sistants et de fran\u00e7ais libres se sont rassembl\u00e9s entre le 6 juin et le 18 juin 1944, r\u00e9sistants et parachutistes SAS (Special Air Service) de la France Libre se sont battus courageusement, infligeant des pertes \u00e9lev\u00e9es \u00e0 l'ennemi avant de d\u00e9crocher \u00e0 la faveur de la nuit. En repr\u00e9sailles, l'arm\u00e9e allemande br\u00fblera le bourg et les fermes environnants.<\/p><p>Les missions de la R\u00e9sistance bretonne, dans le cadre du d\u00e9barquement alli\u00e9 se d\u00e9composent ainsi :<br \/>Plan vert : sabotage des voies de communications (ferroviaires et routi\u00e8res, en un maximum de points, qui doit ralentir l'acheminement des renforts allemands vers le front de Normandie.<br \/>Plan violet : coupure de lignes de t\u00e9l\u00e9communications souterraines et a\u00e9riennes.<br \/>Plan bleu : sabotage de lignes \u00e9lectriques.<br \/>Plan rouge : op\u00e9ration de gu\u00e9rilla.<br \/><strong>Le 4 juin 1944 la BBC lance un message \u00e0 l'intention de la R\u00e9sistance : \"les d\u00e9s sont sur le tapis \" annon\u00e7ant l'imminence du d\u00e9barquement et l'ex\u00e9cution imm\u00e9diate des plans vert, violet et bleu.<\/strong><\/p><p>Au nord de la ferme de la Nouette en S\u00e9rent, une prairie particuli\u00e8rement situ\u00e9e avait attir\u00e9 l'attention d'Emile Guimard et d'Hunter Hue (futur agent du SOE) pour y organiser un terrain de parachutages. Apr\u00e8s un contact avec Guy l'Enfant, agent de BCRA (Bureau central de renseignement et d'action) parachut\u00e9 en Bretagne, ce terrain fut homologu\u00e9 en mai 1943, sous le nom de code \" Baleine \". A part un parachutage effectu\u00e9 en mai 1943 pour le compte du BOA (bureau des op\u00e9rations a\u00e9riennes), le terrain sera gard\u00e9 secret jusqu'au jour du d\u00e9barquement pour y effectuer de gros parachutages d'armes et d'unit\u00e9s a\u00e9roport\u00e9es afin de ralentir la progression des renforts allemands vers le front de Normandie. Jusqu'au jour J, Emile Guimard vient voir r\u00e9guli\u00e8rement le fermier de la Nouette, M. Pondard, pour s'assurer que l'ennemi ne se doute de rien.<\/p><p>Le 5 juin 1944, le colonel Chenailler (Morice), chef des FFI du Morbihan, lance un ordre de mobilisation g\u00e9n\u00e9rale aux bataillons de Plo\u00ebrmel -Josselin, Vannes, Auray et Gu\u00e9men\u00e9, ce qui repr\u00e9sente 3 500 hommes.<br \/>Le premier de ces bataillons doit rallier la Nouette, centre mobilisateur, pour en constituer la garnison permanente. Le reste des FFI du d\u00e9partement doit rester en \u00e9tat d'alerte et ex\u00e9cuter les actions de sabotage ordonn\u00e9es (plan vert)<br \/>Le 6 juin \u00e0 0h45, le groupe de parachutistes du lieutenant Marienne est accroch\u00e9 par l'ennemi peu apr\u00e8s avoir touch\u00e9 le sol. Le caporal Emile Bou\u00ebtard est tu\u00e9 (premi\u00e8re victime de l'op\u00e9ration Overlord) et les radios sont faits prisonniers avec leurs mat\u00e9riels. Le 7 juin, les groupes des lieutenants D\u00e9plante et Marienne arrivent \u00e0 la Nouette et retrouvent le sergent Raufast et le capitaine Andr\u00e9 (Hunter Hue, agent SOE) arriv\u00e9s la veille. La Nouette devient le point de ralliement des parachutistes SAS et des FFI du Morbihan.<\/p><p>La R\u00e9sistance morbihannaise au jour J. La R\u00e9sistance arm\u00e9e clandestine form\u00e9e de civils, de professionnels du renseignement, de r\u00e9seaux d'\u00e9vasion, etc\u2026 \u00e9taient encadr\u00e9s par le SOE, 480 agents de ce service secret furent parachut\u00e9s en France occup\u00e9e. Leurs missions \u00e9taient d'encadrer, d'armer, de ravitailler, de fournir les moyens de communications, de soigner, en un mot de permettre \u00e0 ces hommes d'agir de survivre.<\/p><p>Le maquis de Saint Marcel : les r\u00e9sistants de la r\u00e9gion de Malestroit arrivent en grand nombre. Une v\u00e9ritable foule se presse vers la Nouette et dans les bois environnants. Les chefs de groupe commencent l'instruction des hommes. Il faut tuer des b\u00eates pour nourrir tout ce monde; on installe une boucherie, une cuisine et une boulangerie. Des groupes \u00e9lectrog\u00e8nes sont mis en place pour charger les batteries des postes radio, ainsi qu'un atelier de r\u00e9paration automobile. Le 10 juin le commandant Caro arrive avec son bataillon au complet. Au fur et \u00e0 mesure, tous les chefs d\u00e9partementaux de la R\u00e9sistance arrivent avec leurs radios au PC de la Nouette. Edouard Paysant, chef du BOA, s'installe, quant \u00e0 lui, \u00e0 la ferme du Parc avec Ir\u00e8ne sa secr\u00e9taire et toute son \u00e9quipe radio disposant d'un important mat\u00e9riel. Des groupes arrivent constamment au maquis, ils viennent de partout, de Redon, de Vannes, de Pontivy, voire de Lorient et de Rennes. Leurs souliers sont trou\u00e9s, beaucoup portent des sabots et vont et viennent, f\u00e9brilement, dans des tenues des plus \u00e9tonnantes. Ces \" va-nu-pieds superbes \" br\u00fblent du d\u00e9sir de se battre.<br \/>Le commandant Bourgoin arrive dans la nuit de 9 au 10 juin, en m\u00eame temps qu'une cinquantaine de parachutistes et cinquante containers d'armes. Il est surpris par l'atmosph\u00e8re de kermesse qui r\u00e8gne sur les terrains de parachutages. Tous les civils du voisinage ont assist\u00e9 au largage et se sont jet\u00e9s sur son parachute afin d'en d\u00e9chirer un morceau en souvenir. En effet, celui-ci \u00e9tait de couleur \" bleu-blanc-rouge \", petite fantaisie du commandement SAS. Dans la nuit du 13 au 14 juin, le 2\u00e8me bataillon FFI du commandant Le Garrec, compos\u00e9 de 900 hommes de la r\u00e9gion d'Auray, arrive au camp afin de recevoir des armes. Il s'est fait durement accrocher par l'ennemi dans les bois de Saint Bily (pr\u00e8s de Tr\u00e9dion)<br \/>Le ravitaillement d'une telle quantit\u00e9 d'hommes pose d'\u00e9normes probl\u00e8mes. Il faut aller chercher quotidiennement vingt barriques d'eau potable dans les fermes alentour. Des paysans des environs se succ\u00e8dent toute la journ\u00e9e, amenant au camp du b\u00e9tail, des l\u00e9gumes, du cidre, etc\u2026<\/p><p>Trois principales organisations sont implant\u00e9es dans le Morbihan :<br \/>L'<u>AS<\/u> (arm\u00e9e secr\u00e8te) regroupe tous les mouvements de la R\u00e9sistance, des r\u00e9fractaires STO, des r\u00e9sistants appartenant \u00e0 des r\u00e9seaux d\u00e9cim\u00e9s. Elle compte d\u00e9but 44 quatre bataillons.<br \/>Les <u>FTPF<\/u> (Francs-Tireurs et partisans fran\u00e7ais. Cr\u00e9\u00e9s par le parti communiste pr\u00f4nent l'action imm\u00e9diate par des sabotages et des attentats.<br \/>L'<u>ORA<\/u> (Organisation de la R\u00e9sistance arm\u00e9e). Install\u00e9e en Bretagne depuis 1943 avec la majorit\u00e9 de ses cadres d'officiers d'active ou de r\u00e9serve, elle compte 3 bataillons d\u00e9but 1944.<br \/>L'ensemble de ces formations le 1er f\u00e9vrier 1944 sera regroup\u00e9 par la <u>CFLN<\/u> (Comit\u00e9 fran\u00e7ais de la Lib\u00e9ration nationale) au sein des <u>FFI<\/u> (Forces fran\u00e7aises de l'int\u00e9rieur).<br \/>La R\u00e9sistance jouera un r\u00f4le important le 6 juin 1944 en ralentissant consid\u00e9rablement les mouvements des troupes allemandes vers la Normandie.<\/p><p>Le 18 juin, \u00e0 4h30 deux tractions avant de la Feldgendarmerie de Pl\u00f6ermel, en patrouille, franchissent l'entr\u00e9e du camp.<br \/>La premi\u00e8re voiture est stopp\u00e9e par un tir d'armes automatiques au premier poste FFI. La seconde, s'apercevant de l'embuscade, acc\u00e9l\u00e8re l'allure puis est arr\u00eat\u00e9e au second poste par un projectile d'arme antichar, tir\u00e9 par le parachutiste Pams. Un bref combat s'engage au cours duquel quatre Feldgendarmes sont tu\u00e9s et trois faits prisonniers.<br \/>Un seul s'\u00e9chappe jusqu'\u00e0 Malestroit et donne l'alerte. Du c\u00f4t\u00e9 FFI, on compte un tu\u00e9 et deux bless\u00e9s graves. Parachutistes et FFI \u00e9tablissent un dispositif d\u00e9fensif et se pr\u00e9parent \u00e0 soutenir une vive r\u00e9action de l'arm\u00e9e allemande qui ne peut manquer de se produire dans les heures \u00e0 venir.<br \/>A 6h30, la garnison allemande de Malestroit est alert\u00e9e.<br \/>A 8h15, la troupe investit le bourg de Saint Marcel. Un jeune cultivateur prend ses jambes \u00e0 son cou pour pr\u00e9venir le commandant Le Garrec \u00e0 son PC situ\u00e9 \u00e0 la ferme des Grands-Hardys. Le camp est maintenant en alerte.<br \/>A 9h00 l'ennemi qui sous-estime l'importance du maquis, d\u00e9ploie une compagnie de (200 hommes) sur un front de 500 m\u00e8tres, en direction de la ferme du Bois-Joly.<br \/>Un groupe d'infanterie \u00e9quip\u00e9 d'une mitrailleuse, longeant les foss\u00e9s et les haies, progresse sans \u00eatre vu jusqu'au poste FFI. Les allemands mettent leurs armes en batterie et tuent les quatre hommes de la position. Une balle perdue tue \u00e9galement une jeune fille qui garde les vaches. Les fusils mitrailleurs fran\u00e7ais ouvrent le feu dans toutes les directions. Les soldats allemands masquent leur retraite en lan\u00e7ant des grenades fumig\u00e8nes.<br \/>Durant cette premi\u00e8re action qui a dur\u00e9 environ une demi-heure, les allemands ont subi des pertes importantes et doivent se replier en direction de Saint Marcel. Du c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, le choc a \u00e9t\u00e9 subi par une section SAS du capitaine Larralde, deux sections du bataillon Caro et une unit\u00e9 du commandant Le Garrec. Le parachutiste SAS Daniel Casa, servant un fusil mitrailleur Bren au sud du Bois-Joly, a \u00e9t\u00e9 mortellement bless\u00e9 (il venait d'avoir 20 ans)<br \/>A 10h00 les allemands, une fois r\u00e9organis\u00e9s, progressent en direction de Sainte Genevi\u00e8ve qu'ils pensent \u00eatre le PC. Ils d\u00e9ploient, cette fois, deux compagnies (400 hommes) qui utilisent des mortiers et des grenades en direction de la lisi\u00e8re des bois d'o\u00f9 partent les rafales d'armes automatiques fran\u00e7aises. Les hommes du capitaine Larralde, soutenus par l'appui de feu des jeeps, maintiennent leurs positions mais r\u00e9clament renforts et munitions. La section Morgant, compos\u00e9e de cheminots d'Auray, leur est envoy\u00e9e en soutien. Entre-temps, des agriculteurs de la r\u00e9gion font le va-et-vient entre le PC de la Nouette et Sainte Genevi\u00e8ve, croulant sous le poids des munitions. Le commandant Le Garrec leur envoie en renfort le \" corps franc \" Guilas compos\u00e9 de 40 jeunes volontaires et de 3 parachutistes.<br \/>Un fusil mitrailleur, plac\u00e9 tous les 10 m\u00e8tres, stoppe les allemands et l'attaque est de nouveau repouss\u00e9e avec de lourdes pertes. Du c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, il y a aussi des morts et des bless\u00e9s. Les corps de deux parachutistes, le sous-lieutenant Br\u00e8s et le soldat Malbert, sont \u00e9vacu\u00e9s en jeep jusqu'\u00e0 la Nouette.<br \/>Au poste de commandement de la Nouette, le commandant Bourgoin demande des ordres et l'appui de l'aviation par radio en Angleterre. Les civils re\u00e7oivent l'ordre d'\u00e9vacuer le camp le plus vite possible, man\u0153uvre tr\u00e8s p\u00e9rilleuse car l'ennemi, \u00e0 l'aff\u00fbt, maintient sa pression et tire sur tout ce qui bouge.<\/p><p>Troisi\u00e8me attaque :<br \/>A 14h00, les Allemands, renforc\u00e9s par 300 parachutistes, repartent \u00e0 l'assaut sur son front de 2 kilom\u00e8tres. A 15h30, un message tombe \u00e0 l'\u00e9tat-major du 25\u00e8me corps d'arm\u00e9e de Pontivy : Un d\u00e9tachement du 2\u00e8me r\u00e9giment de parachutistes est au combat pr\u00e8s de Saint Marcel contre un groupe de terroristes et demande renforts et munitions. La 275e division d'infanterie (PC \u00e0 Redon) envoie deux commandos de chasse et tient pr\u00eate \u00e0 intervenir une autre compagnie. <br \/>La situation devient intenable pour les maquisards, ils ont affaire cette fois \u00e0 l'\u00e9lite de l'arm\u00e9e allemande ! La d\u00e9fense est d\u00e9mantel\u00e9e \u00e0 hauteur du ch\u00e2teau de Sainte Genevi\u00e8ve et des combats acharn\u00e9s se d\u00e9roulent au pistolet mitrailleur, \u00e0 la grenade et au couteau\u2026<br \/>Vers 15h30 trois \" squadrons \" de chasseurs bombardiers, appartenant \u00e0 l'USAAF (US Army Air Force), attaquent \u00e0 la bombe \u00e0 fragmentation les positions ennemies. Pendant plus d'une heure, ils mitraillent les colonnes et les rassemblements allemands autour de Saint Marcel.<br \/>Les soldats ennemis, pris de panique, se dispersent dans tous les sens et les prisonniers en profitent pour s'\u00e9chapper. Une fois les avions am\u00e9ricains partis, les combats reprennent avec acharnement.<br \/>A son retour de mission, un des pilotes, le Major Tice, notera dans son rapport que jamais de sa vie il n'a autant tir\u00e9 sur un seul objectif !<br \/>Vers 18h00, une compagnie de la 275e division d'infanterie, venue du camp de Co\u00ebtquidan, est d\u00e9barqu\u00e9e au sud du maquis et attaque en direction du ch\u00e2teau des Hardys-B\u00e9h\u00e9lec. L'attaque est d'une extr\u00eame brutalit\u00e9. Malgr\u00e9 de lourdes pertes, elle progresse jusqu'\u00e0 500 m\u00e8tres du ch\u00e2teau, les FFI d\u00e9crochant pied \u00e0 pied sous un feu d'enfer.<br \/>Dans le m\u00eame temps, un commando de chasse du 17e \u00e9tat-major de g\u00e9nie de la forteresse, bas\u00e9 au ch\u00e2teau de Villeneuve, lance une attaque \u00e0 partir de la rivi\u00e8re de la Claie. Il r\u00e9ussit \u00e0 progresser jusqu'\u00e0 une cr\u00eate situ\u00e9e \u00e0 700 m\u00e8tres du PC de la Nouette qu'il prend sous son feu. Une violente contre-attaque du corps franc Guilas d\u00e9logera l'ennemi, d\u00e9plorant un mort et un bless\u00e9.<br \/>Vers 19h00, le capitaine SAS Larralde, \u00e0 la t\u00eate de ses paras, soutenu par les FFI du bataillon Caro, contre-attaque et reprend les alentours du ch\u00e2teau de Sainte Genevi\u00e8ve mais ne peut d\u00e9loger l'ennemi du Bois-Joly.<br \/>A la tomb\u00e9e de la nuit, l'ennemi d\u00e9ploie maintenant plus de 1 000 hommes en arc de cercle, du ch\u00e2teau de Sainte Genevi\u00e8ve jusqu'\u00e0 l'ouest du ch\u00e2teau des Hardys-B\u00e9h\u00e9lec. En pr\u00e9vision de l'assaut final, la 275e division d'infanterie d\u00e9tache vers Saint Marcel une unit\u00e9 du 298e bataillon g\u00e9orgien et deux bataillons du 3e r\u00e9giment d'artillerie\u2026<br \/>Au PC de la Nouette, il appara\u00eet \u00e9vident que l'on ne pourra tenir plus longtemps sans \u00e9puiser compl\u00e8tement les munitions. On redoute, non sans raison, que le lendemain l'attaque reprenne avec des troupes fra\u00eeches appuy\u00e9es par de l'artillerie. Le commandant Bourgoin et le colonel Morice d\u00e9cident la dispersion de la base tant qu'il est encore possible de d\u00e9crocher dans de bonnes conditions, celle-ci n'ayant pas encore \u00e9t\u00e9 encercl\u00e9e.<br \/>Le d\u00e9crochage commence vers 22h00 et plus de 2 000 hommes, 20 camions surcharg\u00e9s d'armes et de munitions s'\u00e9vanouissent dans la nuit, pendant qu'une compagnie d'Auray, encadr\u00e9e par des parachutistes SAS, reste en protection.<br \/>Durant la nuit, des colonnes de FFI se replient sans dommage en direction du ch\u00e2teau de Callac, lieu de rendez-vous, d'o\u00f9 ils devront regagner leur maquis d'origine. Il faut abandonner une grosse quantit\u00e9 de mat\u00e9riel re\u00e7ue la nuit pr\u00e9c\u00e9dente.<br \/>Le capitaine Puech-Samson, commandant la compagnie de protection, donne l'ordre \u00e0 deux parachutistes de faire sauter le d\u00e9p\u00f4t d'armes et de munitions, qui repr\u00e9sente plusieurs dizaines de tonnes de mat\u00e9riel.<br \/>Lorsque les allemands investiront la Nouette, une \u00e9quipe de l'Abwehr (service de renseignement et de contre-espionnage) d\u00e9p\u00each\u00e9e de Rennes notera dans son rapport : \" Un mat\u00e9riel d'une richesse et d'une importance extraordinaires a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert au PC du maquis dont le tri demandera plusieurs jours. Apr\u00e8s trois jours de travail, on ne peut encore avoir une id\u00e9e du butin r\u00e9cup\u00e9r\u00e9. 30 camions ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9taient enlev\u00e9s du camp et sont en cours d'inventaire. \"<br \/>Au cours de la bataille 28 fran\u00e7ais ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s dont 6 parachutistes SAS. On compte \u00e9galement 60 bless\u00e9s et 15 prisonniers\u2026<br \/>Du c\u00f4t\u00e9 ennemi, les pertes sont beaucoup plus \u00e9lev\u00e9es. Les assaillants avaient sous-estim\u00e9 l'importance du maquis et la capacit\u00e9 des \" terroristes \" \u00e0 se battre. L'arm\u00e9e allemande notera dans le rapport de cette journ\u00e9e : \" la r\u00e9sistance ennemie a toujours \u00e9t\u00e9 tenace et opini\u00e2tre. \"<br \/>Pour les r\u00e9sistants, des pertes beaucoup plus importantes seront \u00e0 d\u00e9plorer dans les jours \u00e0 venir. Ils seront traqu\u00e9s par les troupes g\u00e9orgiennes et la milice fran\u00e7aise lors d'une v\u00e9ritable chasse \u00e0 l'homme.<br \/>Le 19 juin, au lever du jour, les allemands reprennent l'attaque mais doivent constater que les forces qui les ont tenus en \u00e9chec leur ont fil\u00e9 entre les doigts. Ils se vengent en ex\u00e9cutant les bless\u00e9s qu'ils d\u00e9couvrent ainsi que les civils rest\u00e9s chez eux.<br \/>La Wehrmacht organise une chasse sans merci contre \" les terroristes \" et lance, dans la campagne, des groupes tr\u00e8s mobiles d'environ 80 hommes. Ces unit\u00e9s ukrainiennes et g\u00e9orgiennes fouillent sans cesse les bois et les villages, massacrant les FFI isol\u00e9s et terrorisant la population. Les prisonniers seront soit fusill\u00e9s, soit dirig\u00e9s vers les camps de d\u00e9portation.<br \/>Le 25 juin elle incendie les ch\u00e2teaux des Hardys-B\u00e9h\u00e9lec et de Sainte Genevi\u00e8ve, puis le 27, les fermes et le bourg de Saint Marcel, n'\u00e9pargnant que l'\u00e9glise, le presbyt\u00e8re et les \u00e9coles.<\/p><p>Le combat du maquis de Saint Marcel eut un \u00e9norme retentissement dans toute la Bretagne occup\u00e9e. C'\u00e9tait la premi\u00e8re fois que l'arm\u00e9e allemande \u00e9tait tenue en \u00e9chec par des jeunes combattants FFI, entra\u00een\u00e9s par le courage de leur chef, l'exp\u00e9rience et la fougue des parachutistes SAS.<br \/>Les hommes du maquis savaient d\u00e9sormais que la puissante Wehrmacht n'\u00e9tait pas invincible.<br \/><br \/><\/p><div style=\"text-align: center;\"><img class=\" size-full wp-image-314\" title=\"Contemporain de la Seconde Guerre Mondiale\" src=\"https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/thiebot2.jpg\" alt=\"Contemporain de la Seconde Guerre Mondiale\" width=\"322\" height=\"322\" border=\"0\" \/><br \/>Contemporain de la Seconde GuerreMondiale.<\/div><p><br \/><br \/><\/p><p>\u00a0<\/p><p><em>Vous qui passez \u00e0 proximit\u00e9 car on ne passe pas \u00e0 Saint Marcel, on y va ! Arr\u00eatez-vous un instant pour comm\u00e9morer le courage de cette population ordinaire qui a transcend\u00e9 la terreur qui r\u00e9gnait pendant cette occupation. Comme quoi des villageois, toutes g\u00e9n\u00e9rations confondues, ont su, ont pu r\u00e9sister, se sont organis\u00e9s pour mener, \u00e0 leur niveau, avec dignit\u00e9 le combat de l'ombre. Nous ne pouvons que rendre hommage \u00e0 ces r\u00e9sistants de l'ombre qui ont agi avec courage et d\u00e9sint\u00e9ressement pour chasser l'ennemi. Ils ont fait la diff\u00e9rence. Le courage modeste face \u00e0 l'esbroufe de ces r\u00e9sistants de la derni\u00e8re heure. <\/em><\/p><p><em>Je remercie Emmanuel Thi\u00e9bot de m'avoir donn\u00e9 l'occasion de d\u00e9couvrir ce haut lieu de la R\u00e9sistance et de la M\u00e9moire. <br \/>Je remercie le mus\u00e9e.<\/em><\/p><p>Jean-Jacques DELORME-HOFFMANN.<\/p>","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[199,215],"tags":[],"class_list":["post-6538","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-dokumente-de","category-verschiedene"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.5 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Rencontre historique au Mus\u00e9e de Saint-Marcel organis\u00e9e par Emmanuel Thiebot - CSF - HOG<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/de\/dokumente-de\/verschiedene\/rencontre-historique-au-musee-de-saint-marcel-organisee-par-emmanuel-thiebot\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"de_DE\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Rencontre historique au Mus\u00e9e de Saint-Marcel organis\u00e9e par Emmanuel Thiebot - CSF - HOG\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Dieser Artikel wurde noch nicht ins Deutsche \u00fcbersetzt *Emmanuel Thi\u00e9bot historien, responsable des \u00e9v\u00e9nements culturels au M\u00e9morial de Caen. Emmanuel Thi\u00e9bot &nbsp; Th\u00e8me : \u00ab La r\u00e9sistance une histoire de famille ! \u00bb &nbsp; Organisait le 21\/11\/2009 une rencontre des villageois de Saint Marcel (56) contemporains de la R\u00e9sistance pendant l&#039;occupation et jusqu&#039;\u00e0 la lib\u00e9ration. 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