{"id":644,"date":"2012-12-20T16:51:53","date_gmt":"2012-12-20T15:51:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/vie-de-lassociation\/rencontre-franco-allemande-2012-a-roissy\/les-silences-de-la-guerre\/"},"modified":"2017-10-11T17:01:54","modified_gmt":"2017-10-11T15:01:54","slug":"les-silences-de-la-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/fr\/documents\/divers\/les-silences-de-la-guerre\/","title":{"rendered":"Les Silences de la guerre"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section admin_label=\u00a0\u00bbsection\u00a0\u00bb][et_pb_row admin_label=\u00a0\u00bbrow\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb1_4&Prime;][et_pb_image admin_label=\u00a0\u00bbImage\u00a0\u00bb src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/121211LQ086A-1.jpg\u00a0\u00bb show_in_lightbox=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb url_new_window=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_overlay=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb hover_icon=\u00a0\u00bb%%52%%\u00a0\u00bb animation=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb sticky=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb align=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb force_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb always_center_on_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb use_border_color=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb border_color=\u00a0\u00bb#ffffff\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb alt=\u00a0\u00bbA droite : Claire FOURIER &#8211; \u00e0 gauche : son interpr\u00e8te : Cornelia Horst\u00a0\u00bb] [\/et_pb_image][et_pb_image admin_label=\u00a0\u00bbImage\u00a0\u00bb src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/000000351.png\u00a0\u00bb show_in_lightbox=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb url_new_window=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb use_overlay=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb hover_icon=\u00a0\u00bb%%52%%\u00a0\u00bb animation=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb sticky=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb align=\u00a0\u00bbcenter\u00a0\u00bb force_fullwidth=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb always_center_on_mobile=\u00a0\u00bbon\u00a0\u00bb use_border_color=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb border_color=\u00a0\u00bb#ffffff\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb] [\/et_pb_image][\/et_pb_column][et_pb_column type=\u00a0\u00bb3_4&Prime;][et_pb_text admin_label=\u00a0\u00bbTexte\u00a0\u00bb background_layout=\u00a0\u00bblight\u00a0\u00bb text_orientation=\u00a0\u00bbleft\u00a0\u00bb use_border_color=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb border_color=\u00a0\u00bb#ffffff\u00a0\u00bb border_style=\u00a0\u00bbsolid\u00a0\u00bb]<\/p>\n<p>Les Silences de la guerre &#8211; Claire Fourier<\/p>\n<p><em>Prix Bretagne 2012 &#8211; Prix de la ville de Vannes &#8211; prix de la ville de Carhaix.<\/em><\/p>\n<p><em>Pr\u00e9sentation par l\u2019auteur, \u00e0 l\u2019intention de \u00ab C\u0153urs sans fronti\u00e8res<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Les Silences de la guerre doit son titre au Silence de la mer de Jean Vercors. L\u2019id\u00e9e me hantait depuis longtemps d\u2019\u00e9crire le pendant f\u00e9minin au livre masculin et d\u2019\u00e9crire au plus pr\u00e8s de la r\u00e9alit\u00e9, alors que Vercors avait \u00e9crit en 1942 un texte de circonstance, m\u00eame de propagande. On me dissuadait de toucher au livre-culte, j\u2019ai donc tard\u00e9. La Seconde Guerre mondiale a donn\u00e9 lieu r\u00e9cemment \u00e0 la publication d\u2019ouvrages, tous sign\u00e9s par des hommes ; c\u2019est peut-\u00eatre ce qui m\u2019a d\u00e9cid\u00e9e. Puis j\u2019avais entendu l\u2019historien Jacques Rolland dire que 70 ans doivent s\u2019\u00e9couler avant que l\u2019on entrevoie la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019une \u00e9poque. Les Silences de la guerre para\u00eet 70 ans apr\u00e8s Le Silence de la mer.<\/p>\n<p>Le th\u00e8me est le plus ancien et le plus banal qui soit, donc le plus puissant qui soit : les amours interdites en temps de guerre. La Bible, Hom\u00e8re avec H\u00e9l\u00e8ne et Par\u00ees, Shakespeare avec Rom\u00e9o et Juliette, Corneille, Racine, Maurice Barr\u00e8s avec Colette Baudoche, Lubitsch avec le film L\u2019Homme que j\u2019ai tu\u00e9, Marguerite Duras avec Hiroshima, mon amour, etc, ont trait\u00e9 ce sujet.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e de mon livre est simple : le peuple qui ose aimer est en avance sur les chefs qui dictent la haine, en avance sur les trublions politiques et militaires qui commandent de les suivre dans un ab\u00eeme de d\u00e9raison et d\u2019imp\u00e9ritie.<\/p>\n<p>Dans la tourmente de la guerre, des gens \u00ab d\u2019en bas \u00bb, mus par le d\u00e9sir de se d\u00e9passer et d\u2019aller en secret plus loin que les gens \u00ab d\u2019en haut \u00bb, port\u00e9s par une sorte de qu\u00eate du Graal, ont v\u00e9cu conform\u00e9ment au D\u00e9calogue : \u00ab Tu ne tueras point \u00bb. Des \u00eatres sublimes au sens fort de sub-limen \u2014 qui veut dire : au-dessus de la ligne de d\u00e9marcation \u2014, des \u00ab maquisards de l\u2019amour \u00bb ont fonctionn\u00e9, d\u2019instinct ou de fa\u00e7on r\u00e9fl\u00e9chie, dans une optique de vaillance individuelle et dans le refus d\u2019assujettissement au climat de violence.<\/p>\n<p>Ayant appris que 200 000 enfants \u00e9taient n\u00e9s de couples franco-allemands et persuad\u00e9e que beaucoup \u00e9taient n\u00e9s de relations profondes v\u00e9cues dans le secret, j\u2019ai eu envie d\u2019analyser les probl\u00e8mes de conscience, les souffrances que supposent les \u00ab amours interdites \u00bb.<\/p>\n<p>\u00c9cartant les pr\u00e9jug\u00e9s, les st\u00e9r\u00e9otypes, les simplifications r\u00e9ductrices qui st\u00e9rilisent l\u2019\u00e9motion et l\u2019imagination, je me suis pench\u00e9e sans manich\u00e9isme, avec le souci de la nuance, au contraire (ce qui seul fonde la paix) sur une \u00e9poque traumatisante et j\u2019ai essay\u00e9, avec d\u00e9licatesse, de saisir la complexit\u00e9 humaine et l\u2019ampleur du r\u00e9el.<\/p>\n<p>Mon r\u00e9cit se d\u00e9roule dans un village occup\u00e9, au nord de Brest, \u00e0 trois kilom\u00e8tres des plages, fin 1943 et d\u00e9but 1944. La guerre a subi un tournant. Les Allemands perdent sur plusieurs fronts et Hitler a charg\u00e9 Rommel de renforcer le Mur de l\u2019Atlantique. Dans une maison r\u00e9quisitionn\u00e9e sont r\u00e9unis trois personnages :<\/p>\n<p>Un officier allemand du g\u00e9nie, Hermann Christhaller, affect\u00e9 \u00e0 la construction du Mur de l\u2019Atlantique. Il appartient non \u00e0 la Wehrmacht, mais \u00e0 l\u2019Organisation Todt, pr\u00e9sente sur tout le littoral. Il est proche en esprit des milieux dissidents nazis.<\/p>\n<p>Un Fran\u00e7ais, Pierre Ruzcoat, qui a fait la guerre de 14. V\u00e9t\u00e9rinaire, il doit soigner les chevaux de l\u2019occupant, ainsi que du d\u00e9tachement hippomobile de l\u2019arm\u00e9e Vlassov install\u00e9 dans le village. Il est veuf et prend part \u00e0 la R\u00e9sistance.<\/p>\n<p>Une jeune Fran\u00e7aise, Glaoda, fille de Pierre Ruzcoat. \u00c9tudiante, elle est revenue au village, les cours \u00e9tant interrompus \u00e0 l\u2019universit\u00e9. \u00c2g\u00e9e de moins de vingt ans, elle a l\u2019innocence et la fra\u00eecheur d\u2019une f\u00e9e des gr\u00e8ves.<\/p>\n<p>Sur la c\u00f4te nord du Finist\u00e8re, l\u2019Allemand originaire de la Baltique a l\u2019impression d\u2019\u00e9voluer dans son pays natal. De plus, le paysage le renvoie \u00e0 un peintre originaire comme lui de Pom\u00e9ranie et qu\u2019il aime particuli\u00e8rement, Caspar David Friedrich dont les tableaux semblent avoir \u00e9t\u00e9 peints l\u00e0 o\u00f9 l\u2019officier du g\u00e9nie surveille quotidiennement la construction des blockhaus et du mur antichar. Cultiv\u00e9, m\u00e9lomane, peintre \u00e0 ses heures, Hermann, ainsi nomm\u00e9 \u00e0 cause d\u2019Arminius, le h\u00e9ros guerrier symbole de la Germanie, ne se sent pas l\u2019ennemi de gens qui vivent dans un paysage aussi fraternel. Il cherche spontan\u00e9ment \u00e0 nouer le dialogue, faisant un parall\u00e8le entre son pays et celui o\u00f9 il s\u00e9journe. D\u2019o\u00f9 la question r\u00e9currente dans le livre : O\u00f9 est ma patrie ? Qu\u2019est-ce que la patrie ?<\/p>\n<p>Les Fran\u00e7ais pourraient choisir de s\u2019enfermer dans le mutisme comme les personnages du Silence de la mer. Ils choisissent de parler.<\/p>\n<p>Commence alors, dans la demeure r\u00e9quisitionn\u00e9e, un \u00e9change qui va devenir intense et donner lieu \u00e0 une double histoire : d\u2019estime entre les deux hommes, d\u2019amour entre l\u2019officier et la jeune fille.<\/p>\n<p>Les Silences de la guerre est de la sorte fond\u00e9 sur un dialogue entre gens r\u00e9fl\u00e9chis et de bonne volont\u00e9. Port\u00e9s par la conscience morale et le souci de v\u00e9rit\u00e9, les trois personnages forc\u00e9s de cohabiter \u00e9voquent, au cours de longues soir\u00e9es, le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent de leurs pays respectifs, anticipent l\u2019avenir. Ils s\u2019interrogent, essaient de comprendre comment on en est arriv\u00e9 l\u00e0, comment on en arrive \u00e0 la guerre. Fid\u00e8les chacun \u00e0 son pays, ils veulent comprendre l\u2019incompr\u00e9hensible qu\u2019est la guerre. Pendant pr\u00e8s de cinq mois, l\u2019effort d\u2019attention \u00e0 l\u2019autre, la relation pacifique et pacifiste am\u00e8nent le p\u00e8re, sa fille et l\u2019officier \u00e0 aller au-del\u00e0 de l\u2019imm\u00e9diat, \u00e0 se conduire en Europ\u00e9ens avant la lettre, dans l\u2019esprit de Gandhi et de Romain Rolland qui recevait \u00e0 sa table des officiers allemands pour parler de la guerre et tenter de la faire reculer, au moins dans les esprits.<\/p>\n<p>Le livre est \u00e9crit \u00e0 la premi\u00e8re personne. Vingt ans apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements, Glaoda, devenue femme, reprend les notes \u00e9crites au jour le jour et se replonge dans l\u2019\u00e9poque qui l\u2019a marqu\u00e9e \u00e0 jamais et qui a orient\u00e9 sa vie. Entre temps, elle a \u00e9tudi\u00e9 avec passion la Seconde Guerre mondiale. Elle noue ainsi sa petite histoire \u00e0 la grande histoire. Mais laquelle est la petite ? Laquelle est la grande ?<\/p>\n<p>Si les personnages sont fictifs, le contexte historique est exact. La p\u00e9riode charni\u00e8re 43-44 s\u2019est impos\u00e9e \u00e0 moi parce qu\u2019elle permettait aux protagonistes de porter un regard r\u00e9trospectif sur la guerre et d\u2019en \u00e9voquer des moments cruciaux. Le lieu, mon village natal (Gwitalm\u00e9z\u00e9, en breton) s\u2019est impos\u00e9 aussi, car, enfant j\u2019y avais entendu longuement parler de la guerre dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Outre la masse de documents imprim\u00e9s et la multitude des films visionn\u00e9s, j\u2019ai navigu\u00e9 sur Internet \u00e0 m\u2019en br\u00fbler les yeux et d\u00e9couvert nombre de t\u00e9moignages inexploit\u00e9s. J\u2019ai pu ainsi d\u00e9crire la vie quotidienne dans le village occup\u00e9 et les malheurs de Brest d\u00e9truit par les bombardements des Alli\u00e9s, \u00e9voquer des op\u00e9rations militaires inconnues du public et m\u00eame des historiens comme l\u2019op\u00e9ration \u00ab Cerberus \u00bb au cours de laquelle les fleurons de la marine allemande ont pu quitter Brest et rejoindre la Norv\u00e8ge par la Manche sans inqui\u00e9ter les Alli\u00e9s. J\u2019ai pu \u00e9voquer Mers El Kebir qui a tellement endeuill\u00e9 mon village natal, ainsi que les \u00ab Hitlero-trotskistes \u00bb de Brest, ouvriers fran\u00e7ais et allemands de l\u2019arsenal qui avaient fraternis\u00e9, ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s, fusill\u00e9s ou envoy\u00e9s en camps par la Gestapo, tous \u00ab oubli\u00e9s \u00bb par les communistes fran\u00e7ais apr\u00e8s la guerre, etc.<\/p>\n<p>Le livre m\u2019a demand\u00e9 trois ans de labeur. Soucieuse de pr\u00e9cision, je suis all\u00e9e sur la c\u00f4te de la Baltique, ainsi que dans l\u2019\u00eele de R\u00fcgen, faire des rep\u00e9rages en vue d\u2019\u00e9tablir un parall\u00e8le entre le pays de l\u2019officier allemand et celui de la jeune Fran\u00e7aise. Bien entendu, et l\u00e0 est le travail de l\u2019\u00e9crivain, j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 un travail minutieux sur la langue afin de rendre limpide une histoire complexe. Les silences de la guerre, c\u2019est donc un livre \u00e0 la fois de litt\u00e9rature et d\u2019Histoire.<\/p>\n<p>Je puis dire qu\u2019il n\u2019y a pas eu un auteur en qu\u00eate de personnages, mais des personnages en qu\u00eate d\u2019auteur. Je me suis trouv\u00e9e l\u00e0 et j\u2019ai r\u00e9pondu \u00e0 une exigence int\u00e9rieure. J\u2019ose m\u00eame dire qu\u2019\u00e0 ma mani\u00e8re, j\u2019ai r\u00e9pondu \u00e0 un \u00ab appel \u00bb en donnant vie \u00e0 des personnages qui, tourment\u00e9s mais port\u00e9s par l\u2019\u00e9lan vital et le go\u00fbt d\u2019une vie aimante et harmonieuse, choisissent de dire non \u00e0 la guerre et d\u2019entrer dans une r\u00e9sistance sup\u00e9rieure, laquelle est une r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019id\u00e9e m\u00eame de la guerre.<\/p>\n<p>En conclusion de cette br\u00e8ve pr\u00e9sentation, je me r\u00e9f\u00e8re \u00e0 Romain Rolland qui \u00e9crivait \u00e0 Stephan Zweig : \u00ab Nous estimons tous deux que le plus grand crime de cette guerre est l\u2019oppression de la parole. \u00bb Il ajoutait : \u00ab J\u2019appelle h\u00e9ros ceux qui furent grands par le c\u0153ur. \u00bb Et \u00e9voquant certains comportements : \u00ab Ils confondent la patrie avec la haine de ceux avec qui la patrie est en guerre. \u00bb<\/p>\n<p><em>Claire Fourier<\/em><\/p>\n<p>Les silences de la guerre &#8211; Editions Dialogue.<\/p>\n<p>[\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Silences de la guerre &#8211; Claire Fourier Prix Bretagne 2012 &#8211; Prix de la ville de Vannes &#8211; prix de la ville de Carhaix. Pr\u00e9sentation par l\u2019auteur, \u00e0 l\u2019intention de \u00ab C\u0153urs sans fronti\u00e8res \u00bb Les Silences de la guerre doit son titre au Silence de la mer de Jean Vercors. 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L\u2019id\u00e9e me hantait depuis longtemps d\u2019\u00e9crire le pendant f\u00e9minin au livre masculin et d\u2019\u00e9crire au plus pr\u00e8s de la r\u00e9alit\u00e9, alors que Vercors avait \u00e9crit en 1942 un texte de circonstance, m\u00eame de propagande. On me dissuadait de toucher au livre-culte, j\u2019ai donc tard\u00e9. La Seconde Guerre mondiale a donn\u00e9 lieu r\u00e9cemment \u00e0 la publication d\u2019ouvrages, tous sign\u00e9s par des hommes ; c\u2019est peut-\u00eatre ce qui m\u2019a d\u00e9cid\u00e9e. Puis j\u2019avais entendu l\u2019historien Jacques Rolland dire que 70 ans doivent s\u2019\u00e9couler avant que l\u2019on entrevoie la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019une \u00e9poque. Les Silences de la guerre para\u00eet 70 ans apr\u00e8s Le Silence de la mer.<\/p><p>Le th\u00e8me est le plus ancien et le plus banal qui soit, donc le plus puissant qui soit : les amours interdites en temps de guerre. La Bible, Hom\u00e8re avec H\u00e9l\u00e8ne et Par\u00ees, Shakespeare avec Rom\u00e9o et Juliette, Corneille, Racine, Maurice Barr\u00e8s avec Colette Baudoche, Lubitsch avec le film L\u2019Homme que j\u2019ai tu\u00e9, Marguerite Duras avec Hiroshima, mon amour, etc, ont trait\u00e9 ce sujet.<\/p><p>L\u2019id\u00e9e de mon livre est simple : le peuple qui ose aimer est en avance sur les chefs qui dictent la haine, en avance sur les trublions politiques et militaires qui commandent de les suivre dans un ab\u00eeme de d\u00e9raison et d\u2019imp\u00e9ritie.<\/p><p>Dans la tourmente de la guerre, des gens \u00ab d\u2019en bas \u00bb, mus par le d\u00e9sir de se d\u00e9passer et d\u2019aller en secret plus loin que les gens \u00ab d\u2019en haut \u00bb, port\u00e9s par une sorte de qu\u00eate du Graal, ont v\u00e9cu conform\u00e9ment au D\u00e9calogue : \u00ab Tu ne tueras point \u00bb. Des \u00eatres sublimes au sens fort de sub-limen \u2014 qui veut dire : au-dessus de la ligne de d\u00e9marcation \u2014, des \u00ab maquisards de l\u2019amour \u00bb ont fonctionn\u00e9, d\u2019instinct ou de fa\u00e7on r\u00e9fl\u00e9chie, dans une optique de vaillance individuelle et dans le refus d\u2019assujettissement au climat de violence.<\/p><p>Ayant appris que 200 000 enfants \u00e9taient n\u00e9s de couples franco-allemands et persuad\u00e9e que beaucoup \u00e9taient n\u00e9s de relations profondes v\u00e9cues dans le secret, j\u2019ai eu envie d\u2019analyser les probl\u00e8mes de conscience, les souffrances que supposent les \u00ab amours interdites \u00bb.<\/p><p>\u00c9cartant les pr\u00e9jug\u00e9s, les st\u00e9r\u00e9otypes, les simplifications r\u00e9ductrices qui st\u00e9rilisent l\u2019\u00e9motion et l\u2019imagination, je me suis pench\u00e9e sans manich\u00e9isme, avec le souci de la nuance, au contraire (ce qui seul fonde la paix) sur une \u00e9poque traumatisante et j\u2019ai essay\u00e9, avec d\u00e9licatesse, de saisir la complexit\u00e9 humaine et l\u2019ampleur du r\u00e9el.<\/p><p>Mon r\u00e9cit se d\u00e9roule dans un village occup\u00e9, au nord de Brest, \u00e0 trois kilom\u00e8tres des plages, fin 1943 et d\u00e9but 1944. La guerre a subi un tournant. Les Allemands perdent sur plusieurs fronts et Hitler a charg\u00e9 Rommel de renforcer le Mur de l\u2019Atlantique. Dans une maison r\u00e9quisitionn\u00e9e sont r\u00e9unis trois personnages :<\/p><p>Un officier allemand du g\u00e9nie, Hermann Christhaller, affect\u00e9 \u00e0 la construction du Mur de l\u2019Atlantique. Il appartient non \u00e0 la Wehrmacht, mais \u00e0 l\u2019Organisation Todt, pr\u00e9sente sur tout le littoral. Il est proche en esprit des milieux dissidents nazis.<\/p><p>Un Fran\u00e7ais, Pierre Ruzcoat, qui a fait la guerre de 14. V\u00e9t\u00e9rinaire, il doit soigner les chevaux de l\u2019occupant, ainsi que du d\u00e9tachement hippomobile de l\u2019arm\u00e9e Vlassov install\u00e9 dans le village. Il est veuf et prend part \u00e0 la R\u00e9sistance.<\/p><p>Une jeune Fran\u00e7aise, Glaoda, fille de Pierre Ruzcoat. \u00c9tudiante, elle est revenue au village, les cours \u00e9tant interrompus \u00e0 l\u2019universit\u00e9. \u00c2g\u00e9e de moins de vingt ans, elle a l\u2019innocence et la fra\u00eecheur d\u2019une f\u00e9e des gr\u00e8ves.<\/p><p>Sur la c\u00f4te nord du Finist\u00e8re, l\u2019Allemand originaire de la Baltique a l\u2019impression d\u2019\u00e9voluer dans son pays natal. De plus, le paysage le renvoie \u00e0 un peintre originaire comme lui de Pom\u00e9ranie et qu\u2019il aime particuli\u00e8rement, Caspar David Friedrich dont les tableaux semblent avoir \u00e9t\u00e9 peints l\u00e0 o\u00f9 l\u2019officier du g\u00e9nie surveille quotidiennement la construction des blockhaus et du mur antichar. Cultiv\u00e9, m\u00e9lomane, peintre \u00e0 ses heures, Hermann, ainsi nomm\u00e9 \u00e0 cause d\u2019Arminius, le h\u00e9ros guerrier symbole de la Germanie, ne se sent pas l\u2019ennemi de gens qui vivent dans un paysage aussi fraternel. Il cherche spontan\u00e9ment \u00e0 nouer le dialogue, faisant un parall\u00e8le entre son pays et celui o\u00f9 il s\u00e9journe. D\u2019o\u00f9 la question r\u00e9currente dans le livre : O\u00f9 est ma patrie ? Qu\u2019est-ce que la patrie ?<\/p><p>Les Fran\u00e7ais pourraient choisir de s\u2019enfermer dans le mutisme comme les personnages du Silence de la mer. Ils choisissent de parler.<\/p><p>Commence alors, dans la demeure r\u00e9quisitionn\u00e9e, un \u00e9change qui va devenir intense et donner lieu \u00e0 une double histoire : d\u2019estime entre les deux hommes, d\u2019amour entre l\u2019officier et la jeune fille.<\/p><p>Les Silences de la guerre est de la sorte fond\u00e9 sur un dialogue entre gens r\u00e9fl\u00e9chis et de bonne volont\u00e9. Port\u00e9s par la conscience morale et le souci de v\u00e9rit\u00e9, les trois personnages forc\u00e9s de cohabiter \u00e9voquent, au cours de longues soir\u00e9es, le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent de leurs pays respectifs, anticipent l\u2019avenir. Ils s\u2019interrogent, essaient de comprendre comment on en est arriv\u00e9 l\u00e0, comment on en arrive \u00e0 la guerre. Fid\u00e8les chacun \u00e0 son pays, ils veulent comprendre l\u2019incompr\u00e9hensible qu\u2019est la guerre. Pendant pr\u00e8s de cinq mois, l\u2019effort d\u2019attention \u00e0 l\u2019autre, la relation pacifique et pacifiste am\u00e8nent le p\u00e8re, sa fille et l\u2019officier \u00e0 aller au-del\u00e0 de l\u2019imm\u00e9diat, \u00e0 se conduire en Europ\u00e9ens avant la lettre, dans l\u2019esprit de Gandhi et de Romain Rolland qui recevait \u00e0 sa table des officiers allemands pour parler de la guerre et tenter de la faire reculer, au moins dans les esprits.<\/p><p>Le livre est \u00e9crit \u00e0 la premi\u00e8re personne. Vingt ans apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements, Glaoda, devenue femme, reprend les notes \u00e9crites au jour le jour et se replonge dans l\u2019\u00e9poque qui l\u2019a marqu\u00e9e \u00e0 jamais et qui a orient\u00e9 sa vie. Entre temps, elle a \u00e9tudi\u00e9 avec passion la Seconde Guerre mondiale. Elle noue ainsi sa petite histoire \u00e0 la grande histoire. Mais laquelle est la petite ? Laquelle est la grande ?<\/p><p>Si les personnages sont fictifs, le contexte historique est exact. La p\u00e9riode charni\u00e8re 43-44 s\u2019est impos\u00e9e \u00e0 moi parce qu\u2019elle permettait aux protagonistes de porter un regard r\u00e9trospectif sur la guerre et d\u2019en \u00e9voquer des moments cruciaux. Le lieu, mon village natal (Gwitalm\u00e9z\u00e9, en breton) s\u2019est impos\u00e9 aussi, car, enfant j\u2019y avais entendu longuement parler de la guerre dans la r\u00e9gion.<\/p><p>Outre la masse de documents imprim\u00e9s et la multitude des films visionn\u00e9s, j\u2019ai navigu\u00e9 sur Internet \u00e0 m\u2019en br\u00fbler les yeux et d\u00e9couvert nombre de t\u00e9moignages inexploit\u00e9s. J\u2019ai pu ainsi d\u00e9crire la vie quotidienne dans le village occup\u00e9 et les malheurs de Brest d\u00e9truit par les bombardements des Alli\u00e9s, \u00e9voquer des op\u00e9rations militaires inconnues du public et m\u00eame des historiens comme l\u2019op\u00e9ration \u00ab Cerberus \u00bb au cours de laquelle les fleurons de la marine allemande ont pu quitter Brest et rejoindre la Norv\u00e8ge par la Manche sans inqui\u00e9ter les Alli\u00e9s. J\u2019ai pu \u00e9voquer Mers El Kebir qui a tellement endeuill\u00e9 mon village natal, ainsi que les \u00ab Hitlero-trotskistes \u00bb de Brest, ouvriers fran\u00e7ais et allemands de l\u2019arsenal qui avaient fraternis\u00e9, ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s, fusill\u00e9s ou envoy\u00e9s en camps par la Gestapo, tous \u00ab oubli\u00e9s \u00bb par les communistes fran\u00e7ais apr\u00e8s la guerre, etc.<\/p><p>Le livre m\u2019a demand\u00e9 trois ans de labeur. Soucieuse de pr\u00e9cision, je suis all\u00e9e sur la c\u00f4te de la Baltique, ainsi que dans l\u2019\u00eele de R\u00fcgen, faire des rep\u00e9rages en vue d\u2019\u00e9tablir un parall\u00e8le entre le pays de l\u2019officier allemand et celui de la jeune Fran\u00e7aise. Bien entendu, et l\u00e0 est le travail de l\u2019\u00e9crivain, j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 un travail minutieux sur la langue afin de rendre limpide une histoire complexe. Les silences de la guerre, c\u2019est donc un livre \u00e0 la fois de litt\u00e9rature et d\u2019Histoire.<\/p><p>Je puis dire qu\u2019il n\u2019y a pas eu un auteur en qu\u00eate de personnages, mais des personnages en qu\u00eate d\u2019auteur. Je me suis trouv\u00e9e l\u00e0 et j\u2019ai r\u00e9pondu \u00e0 une exigence int\u00e9rieure. J\u2019ose m\u00eame dire qu\u2019\u00e0 ma mani\u00e8re, j\u2019ai r\u00e9pondu \u00e0 un \u00ab appel \u00bb en donnant vie \u00e0 des personnages qui, tourment\u00e9s mais port\u00e9s par l\u2019\u00e9lan vital et le go\u00fbt d\u2019une vie aimante et harmonieuse, choisissent de dire non \u00e0 la guerre et d\u2019entrer dans une r\u00e9sistance sup\u00e9rieure, laquelle est une r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019id\u00e9e m\u00eame de la guerre.<\/p><p>En conclusion de cette br\u00e8ve pr\u00e9sentation, je me r\u00e9f\u00e8re \u00e0 Romain Rolland qui \u00e9crivait \u00e0 Stephan Zweig : \u00ab Nous estimons tous deux que le plus grand crime de cette guerre est l\u2019oppression de la parole. \u00bb Il ajoutait : \u00ab J\u2019appelle h\u00e9ros ceux qui furent grands par le c\u0153ur. \u00bb Et \u00e9voquant certains comportements : \u00ab Ils confondent la patrie avec la haine de ceux avec qui la patrie est en guerre. \u00bb<\/p><p><em>Claire Fourier<\/em><\/p><p>Les silences de la guerre - Editions Dialogue.<br \/><br \/><\/p>","_et_gb_content_width":"","footnotes":""},"categories":[214,162,210,13],"tags":[],"class_list":["post-644","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-divers","category-documents","category-rencontres-annuelles","category-vie-de-lassociation"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Les Silences de la guerre - CSF - HOG<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.coeurssansfrontieres.com\/fr\/documents\/divers\/les-silences-de-la-guerre\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Les Silences de la guerre - CSF - HOG\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les Silences de la guerre - Claire Fourier Prix Bretagne 2012 - Prix de la ville de Vannes - prix de la ville de Carhaix. 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