ADIEU MON AMOUR
Januar 1949
Sie stand am Fenster, mit leerem Blick, die Arme um ihren Körper geschlungen, im Rücken eine Wohnung, die diesen Namen nicht verdiente.
Sie sah nicht die kalte Schönheit, nicht den Schein des Mondes, der den Schnee wie ein Feld aus Diamanten schimmern ließ, nicht die Silhouette der Bäume, die sich schwarz wie ein Scherenschnitt vom dunklen Blau des Himmels abhoben.
Ihr Herz und ihr Sentiment waren so kalt und leer wie die eisige Nacht vor ihr. Wie hatte sie so tief fallen können ?
Zwei Männer hatte es in ihrem Leben gegeben, der Ehemann war in Russland gefallen und hatte sie mit ihrer Tochter im Bombenhagel des Ruhrgebietes zurückgelassen und der andere war ins heimische Frankreich zu Frau und Tochter zurückgekehrt
Sie stand am Fenster …
Janvier 1949
Elle regardait par la fenêtre, le regard vide, les bras croisés autour du corps, dans le dos un appartement qui ne méritait pas de cette appellation.
Elle ne voyait pas la beauté froide, nila lueur de la lune qui faisait scintiller la neige comme un champ de diamants, ni la silhouette des arbres qui se détachaient, noirs comme des silhouettes découpées sur le bleu sombre du ciel
Son cœur et ses sentiments étaient aussi froids et vides que la nuit glaciale devant elle. Comment a-t-elle pu tomber de si haut ?
Il y avait eu deux hommes dans sa vie, son mari qui est mort en Russie, la laissant avec sa fille sous le déluge des bombes de la Ruhr, et l’autre est retourné dans sa France natale auprès de sa femme et sa fille.
Sie war die angenehme Geliebte gewesen , die sein Bett wärmte und ihm im Französisch besetzten Süddeutschland so etwas wie ein Familienleben bescherte.
Elle avait été la maîtresse agréable qui réchauffait son lit et lui offrait une sorte de vie de famille dans le sud de l’Allemagne occupé par les Français.
Sie hatte sich auf diese Beziehung eingelassen, wohl wissend, dass er Frau und Tochter in Frankreich hatte und irgendwann dorthin zurückkehren würde. Eine Liaison hatte sie gedacht, unkompliziert und amüsant, der ihr Bedürfnis nach Zweisamkeit und ihr Überleben als Kriegerwitwe und das ihrer siebenjährigen Tochter ermöglichte.
Sie war machtlos gewesen gegen seinen Charme und bedürftig nach Liebe und Zärtlichkeit. Sie hatte sich auf diese Beziehung eingelassen, als er als Besatzungssoldat 1945 in ihrer Wohnung einquartiert wurde, die sie nach ihrer Evakuierung auf die Alb zugewiesen bekommen hatte.
Nie mehr würde er seine Arme um sie legen, nie mehr würden seine Hände ihren Körper berühren,nie mehr würde sie seine Wärme spüren und nie mehr seine zärtliche Stimme hören, in einer Sprache, dazu geschaffen, sie dahinschmelzen zu lassen.
Sie hatte sich auf diese Beziehung eingelassen …
Elle s’était engagée dans cette relation, sachant pertinemment qu’il avait une femme et une fille en France et qu’il finirait par y retourner. Une liaison qu’elle pensait être simple et amusante, qui lui permettrait d’apaiser son besoin d’affection et d’assurer sa survie en tant que veuve de guerre, ainsi que celle de sa fille de sept ans.
Elle avait été impuissante face à son charme et avait besoin d’amour et de tendresse. Elle s’était engagée dans cette relation lorsqu’il avait été cantonné dans son appartement en 1945 en tant que soldat d’occupation, après qu’elle eut été évacuée vers le Jura Souabe.
Il ne la prendrait plus jamais dans ses bras, ses mains ne toucheraient plus jamais son corps, elle ne sentirait plus jamais sa chaleur et n’entendrait plus jamais sa voix tendre, dans une langue créée pour faire fondre son cœur.
Nie mehr würde er seine Tochter in den Schlaf wiegen, und dabei leise französische Worte in ihr Ohr flüstern.
Nie hätte sie gedacht, dass sie sich verlieben würde,dass aus dieser Liebe ein Kind entstünde, und nie hätte sie gedacht, einmal mit zwei Töchtern in einer schwäbischen Kleinstadt den hämischen Blicken und dem Getuschel der Mitbürger ausgesetzt zu sein. Wie sollten sich ihre Töchter zu gesunden, selbstbewussten Menschen Entwickeln.
Il ne bercerait plus jamais sa fille pour l’endormir en lui murmurant doucement des mots français à l’oreille.
Elle n’aurait jamais pensé qu’elle tomberait amoureuse, que cet amour donnerait naissance à un enfant, et elle n’aurait jamais pensé qu’un jour elle serait exposée aux regards méchants et aux chuchotements de ses concitoyens, avec ses deux filles. Comment ses filles pourraient-elles devenir des personnes saines et sûres d’elles-mêmes.
Die Große mit einer Mutter, die den Frevel begangen hatte mit dem Feind ein unmoralisches Verhältnis einzugehen und die Kleine mit dem Makel der unehelichen Geburt.
Wie sollte sie ihre Töchter ernähren, wie sie kleiden und ihnen eine gute Erziehung angedeihen lassen, weit entfernt von ihrer Familie und deren Unterstützung?
La grande avec une mère qui avait commis le sacrilège d’avoir une relation immorale avec l’ennemi et la petite avec la tache d’une naissance illégitime.
Comment allait-elle habiller ses filles, et leur donner une bonne éducation, loin de sa famille et de son soutien ?
Sie war ganz unten angekommen.
Sie schliefen auf Strohmatratzen, Holz und Kohle waren Mangelware und wurden sorgfältig eingeteilt, und die undichten Fenster hielten nur notdürftig die eisige Kälte der schwäbischen Alb fern.
All diesen dunklen Gedanken zogen sie in ein schwarzes Loch der Verzweiflung, die Zukunft türmte sich wie ein unbezwingbarer Berg vor ihr auf, sie wollte sich fallen lassen, wollte dieses Leben beenden doch ein kleiner Rest ihrer Selbstachtung und der Verantwortung glomm noch unter ihrer Verzweiflung.
Elle était à bout.
Ils dormaient sur des matelas de paille, le bois et le charbon étaient des denrées rares et soigneusement rationnés. Les fenêtres qui fermaient mal ne protégeaient que très peu du froid glacial du Jura Souabe
Toutes ses pensées sombres l’entraînaient dans un trou noir de désespoir. L’avenir s’élevait devant elle comme une montagne insurmontable. Elle voulait se laisser tomber, mettre fin à cette vie, mais un petit reste d’amour propre et son sens de responsabilité brillait encore sous son désespoir.
Noch ein letzter Blick in die eisige Dunkelheit,
ein Letztes wehmütiges, zärtliches
“ ADIEU MON AMOUR”,
dann wandte sie sich vom Fenster ab und ihren Töchtern zu.
Un dernier regard dans l’obscurité glaciale,
un dernier
„ADIEU MON AMOUR“
mélancolique et tendre, puis elle se détourna de la fenêtre et se tourna vers ses filles.
Sie würde kämpfen,
sie würde die Arbeit in der Fabrik annehmen,
sie würde eine Kinderfrau für die Betreuung der Mädchen finden,
sie würde weiterhin die Tischwäsche des französischen Casino’s bügeln,
ihre Möbel auf die Alb nachkommen lassen,
und sie würde ihrem Vater und ihren Geschwistern gestehen, dass das kleine Mädchen ihre Tochter war und nicht adoptiert, wie sie anfänglich aus lauter Scham behauptet hatte.
mit geradem Rücken
und erhobenen Hauptes
Elle se battrait,
elle accepterait le travail à l’usine,
elle trouverait une nounou qui pourra s’occuper des filles,
elle continuerait à repasser le linge de table du casino français.
Elle ferait venir ses meubles dans le Jura
et elle avouerait à son père et à ses frères et sœurs que la petite fille était bien sa fille et non une adoptive, comme elle l’avait initialement prétendu par pure honte.
Sie würde ihr Schicksal annehmen und vor allen Dingen würde sie mit geradem Rücken und erhobenen Hauptes ihrer Umwelt begegnen.
Sie hatte eine Verantwortung für zwei kleine unschuldige Wesen, und dieser Verantwortung würde sie sich mit aller Kraft stellen.
Elle accepterait son destin et, surtout, elle affronterait son entourage le dos droit et la tête haute.
Elle avait la responsabilité de deux petits êtres innocents et elle assumerait cette responsabilité de toutes ses forces.
Juni 2025
Eine unerklärliche Traurigkeit hatte mich erfasst, als der Zug langsamden Gare du Nord verließ.
Ein letzter Blick auf Sacré-Cœur, bevor die tristen Vororte die Regie übernahmen.
JUIN 2025
Une tristesse inexplicable m’avait envahi lorsque le train avait lentement quitté la Gare du Nord.
Un dernier regard sur Sacré-Cœur avant que la morne banlieue ne prenne le relais.
Ich hatte eine wunderbare Woche in Reims verbracht, hatte französisches Flair geatmet, hatte wunderbare französische und deutsche Menschen getroffen, gut gegessen und Champagner getrunken.
J’avais passé une semaine merveilleuse à Reims, j’avais respiré l’air français, rencontré des Français et des Allemands formidables, bien mangé et bu du champagne.
Woher kam diese Traurigkeit, dieses Gefühl des endgültigen Abschieds und des Verlustes?
D’où venait cette tristesse, ce sentiment d’adieu définitif et de perte ?
Ich kämpfte mit den Tränen, wollte mich nicht der Niederlage stellen, wollte mich weiter als Französin fühlen und Frankreich als meine Heimat betrachten, aber ich konnte mich nicht weiter belügen. Ich hatte keine Heimat, ich hatte nie Wurzeln geschlagen, weder die erste 12 Jahre auf der Alb , noch im Ruhrgebiet, noch in Bonn.
Je luttais contre mes larmes, je ne voulais pas admettre ma défaite. Je voulais continuer à me sentir française et considérer la France comme ma patrie. Je n’avais jamais pris racine, ni pendant les 12 premières années passées dans le Jura Souabe, ni dans la Ruhr, ni à Bonn.
Ich hatte viele Urlaube in Frankreich verbracht, hatte drei Monate in der Bretagne gelebt, aber auch dort war ich eine Fremde, ich war und werde immer “heimatlos” bleiben.
J’avais passé de nombreuses vacances en France, j’avais vécu trois mois en Bretagne, mais là aussi, j’étais une étrangère. J’étais et je resterais toujours „sans patrie“.
Ich fühle mich den Menschen verbunden, sie geben mir das Gefühl der Zugehörigkeit und Akzeptanz, egal wo ich mich auf dem Globus befinde, Ihre Zugeneigtheit ist mir Heimat.
Je me sens proche des gens, ils me donnent le sentiment d’appartenance et d’acceptation, peu importe où je me trouve sur le globe, leur affection est ma patrie.
Als ich meine französische Schwester und das Grab meines Vaters mit 70 Jahren fand, glaubte ich mich am Ziel meiner Wünsche, eine französische Familie zu haben, einen Anker in Frankreich, eine legitime Tochter Frankreichs zu sein und endlich alle Fragen und Sehnsüchte beantwortet zu bekommen. Aber ich war nicht willkommen.
Meine 17 Jahre ältere Schwester war dement und von den Nachbarn wurde ich unter Androhung der Polizei aus dem Dorf gejagt.
Meine 17 Jahre ältere Schwester
Quand j’ai trouvé ma sœur française et la tombe de mon père à l’âge de 70 ans, j’ai cru avoir atteint mon but: avoir une famille française, un ancrage en France, être une fille légitime de la France et enfin obtenir des réponses à toutes mes questions et à toutes mes aspirations. Mais je n’étais pas la bienvenue.
Ma sœur aînée de 17 ans de plus que moi était atteinte de démence et les voisins m’ont chassée du village en menaçant d’appeler la police.
Meine Mama starb 2 Wochen nach meinem 15. Geburtstag, die 6 Monate vor ihrem Tod hatte sie im Krankenhaus verbracht und ich musste mein Leben bis zu ihrem Tod mit 14 Jahren allein regeln.
Ma mère est décédée deux semaines après mon 15e anniversaire. Elle avait passé les six mois précédant sa mort à l’hôpital et j’ai dû gérer ma vie seule jusqu’à sa mort, à l’âge de 14 ans.
Ich lernte früh und schmerzhaft, wie hart das Leben sich gestalten kann. Aber ich hatte den grossen Fundus einer glücklichen Kindheit auf der Alb, mit einer toleranten Mutter, die mir den Freiraum gab, mich in einer wunderbaren Natur zu entwickeln, aus dem ich bis heute meine Kraft Schöpfe.
J’ai appris très tôt et de manière douloureuse à quel point la vie peut être cruelle. Mais j’avais en réserve le souvenir d’une enfance heureuse dans le Jura, avec une mère tolérante qui m’avait donné la liberté de m’épanouir dans un environnement naturel merveilleux, dont je tire encore aujourd’hui ma force.
Und jetzt sitze ich im Zug, irgendetwas zerrt an mir, la France, das Land meiner lebenslangen Sehnsucht, will mich nicht, mein Vater wollte mich nicht, auch sein Heimatdorf spuckte mich aus und ein Gefühl des unendlichen Verlustes und des Schmerzes überwältigt mich mit einer Endgültigkeit , die ich mir nicht erklären kann.
Ich erlaube mir einen letzten Blick auf die schwülstige Zuckerbäckerarchitektur von “ Sacré-Cœur ”, eine letzte Erinnerung an viele wunderbare Besuche in dieser Stadt und stelle mich ernüchtert derTatsache , dass ich immer zerrissen sein werde zwischen zwei Ländern.
die schwülstige Zuckerbäckerarchitektur von “ Sacré-Cœur ”
Et maintenant je suis assise dans le train, quelque chose me tiraille. La France, le pays de mes rêves depuis toujours, ne veut pas de moi, mon père ne voulait pas de moi, son village natal m’a rejeté et un sentiment de douleur et de perte infinie et définitif m’envahissent sans pouvoir me l’expliquer.
Je me permets un dernier regard sur l’architecture pompeuse du Sacré-Cœur et un dernier souvenir des nombreuses visites merveilleuses dans cette ville et j’accepte avec lucidité le fait que je serai toujours déchirée entre deux pays.
Meine ganzen Bemühungen scheinen schizophren, ich bin zwiegespalten zwischen zwei Nationen und Kulturen. Mein ganzes bewusstes Leben habe ich mich bemüht, französisch zu wirken, aber mein Traum, eine Tochter Frankreichs zu sein, wird immer ein unerfüllter Traum bleiben!
Tous mes efforts semblent schizophrènes. Je suis partagée entre deux nations et deux cultures. Toute ma vie consciente je me suis efforcée d’apparaître française, mais mon rêve d’être une fille de la France restera toujours un rêve inassouvi !
Und in meinem Kopf formt sich ein letztes, unendlich trauriges
Et dans ma tête se forme, infiniment triste, un dernier
. . . “ ADIEU MON AMOUR “ . . .
Meggie




